Source: AlterPresse, 18 janvier 2010
Communiqué commun des gouvernements d’Haïti et des États-Unis d’Amérique
Soumis à AlterPresse le 17 janvier 2010
Le Président de la République d’Haïti, M. René Garcia Préval, et la Secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique, Mme Hillary Rodham Clinton, se sont entretenus aujourd’hui à Port-au-Prince, à la suite du séisme catastrophique du 12 janvier 2010 et de ses conséquences tragiques, et ont rendu public le communiqué commun suivant :
Reconnaissant :
la longue histoire d’amitié qui lie le peuple d’Haïti et le peuple des États-Unis et le respect mutuel qu’ils professent pour leur souveraineté respective ;
les graves souffrances du peuple d’Haïti, notamment la perte immense de vies, la quantité massive de blessés et les dommages étendus causés à l’infrastructure publique et à la propriété privée ;
la nécessité urgente d’une réponse immédiate aux demandes du Gouvernement d’Haïti et l’importance primordiale de l’exécution sûre, rapide et efficace des opérations de sauvetage, de secours, de rétablissement, de reconstruction ainsi que d’autres efforts ;
les défis actuels sans précédent auxquels doit faire face le Gouvernement d’Haïti ; et
l’entretien du 15 janvier entre le Président Obama et le Président Préval soulignant l’urgence des besoins de l’État et du peuple haïtiens, l’engagement du Président Obama relatif au soutien total du peuple des États-Unis en faveur du Gouvernement et du peuple d’Haïti en ce qui concerne aussi bien l’effort immédiat de rétablissement que l’effort à long terme de reconstruction, et l’engagement des deux Présidents à maximiser la coordination entre les diverses parties, notamment le Gouvernement d’Haïti, les Nations Unies, les États-Unis et les nombreux partenaires et organisations internationaux sur le terrain ;
Le Président Préval, au nom du Gouvernement et du peuple d’Haïti, salue comme essentiels les efforts que déploient en Haïti le Gouvernement et le peuple des États-Unis en faveur du rétablissement immédiat, de la stabilité et de la reconstruction à long terme d’Haïti, et prie les États-Unis d’apporter leur assistance en tant que de besoin en vue d’accroître la sécurité, à l’appui du Gouvernement et du peuple d’Haïti ainsi que des Nations unies et des partenaires et des organisations internationaux sur le terrain ;
La Secrétaire d’État Clinton, au nom du Gouvernement et du peuple des États-Unis, réaffirme l’intention des États-Unis, par leur assistance, de se tenir aux côtés du peuple haïtien en ce moment de grande tragédie ; et
Le Président Préval et la Secrétaire d’État Clinton réaffirment ensemble que les Gouvernements d’Haïti et des États-Unis continueront de coopérer en vertu du présent accord commun afin d’assurer les opérations les plus sûres et efficaces possibles de sauvetage, de secours, de rétablissement et de reconstruction.
______________________
L'article original est publié ici.
lundi 18 janvier 2010
Haiti-séisme/ Accord de coopération Haïti - États-Unis
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dimanche 17 janvier 2010
Un Sauvetage Humaniste ?
Source: Haiti-nation, 17806, Sam 16 Janvier 2010, 18 h 17 min 39 s
Par Ray Killick, 16 janvier 2010
RayHammertonKillick-conscience@yahoo.com
Notre pays s'est effondré. Ce qui restait d'un État qui fonctionnait mal s'est écroulé le 12 janvier 2010 aux environs de 5:00 PM. Les faiblesses de cet État se sont révélées à nous dans toute leur plénitude. L'État n'existe que légalement aujourd'hui. Il ne possède aucun contrôle de la situation, aucun pouvoir coercitif. Quant à la société, elle est vouée à elle-même par suite d'un coup d'État de la Nature qui impose, de plus, à toutes ses classes, le statut de sinistrés. Et si le monde entier s'est levé d'un seul homme pour épouser la cause d'Haïti, c'est pourtant l'homme le plus puissant du monde qui donne le ton : il faut reconstruire Haïti. Le nation-building est dans le collimateur d'Obama, mais il faut d'abord commencer par le commencement, i.e., sauver les vies et arrêter l'effondrement total.
EQUATION COMPLEXE
Les commerçants ne vont pas pouvoir se remettre de cette furie de la nature. L'industrie est également frappée. La classe moyenne qui est toujours dans une situation précaire a perdu pignons sur rue. Les emplois ont disparu puisque les patrons ne vont pas pouvoir remonter le courant aisément. Les masses qui ne possédaient rien ont plus faim que jamais. Étudiants et écoliers vont investir les rues, les cours, les parcs, etc. pendant de longs mois, au moins, car les établissements scolaires se sont effondrés. La domesticité a reçu un gros coup puisque les maisons de PAP sont inhabitables ou presque. On a là une situation potentiellement explosive.
Ceux qui dirigent le monde ont posé rapidement l'équation avec ses variables et ses paramètres. Ils ont pris les mesures d'urgence pour éviter le pire : le chaos total, les maladies infectieuses, la famine, les répercussions sur les voisins d'Haïti, etc. L'humanité sensible à la misère des peuples s'est mobilisée pour secourir le peuple haïtien. Le fundraising au nom d'Haïti accuse un record mondial en ce sens qu'il a dépassé ceux des catastrophes précédentes.
RENOUVEAU POSSIBLE
Avec l'humanité à nos côtés, nous avons une chance de renaître aussi longtemps que la communauté internationale ne confiera pas la gestion de la reconstruction d'Haïti à l'Onu. De fait, le président Obama qui a été extrêmement généreux à l'égard du peuple haïtien ($100 millions) et des haïtiens vivant illégalement ou en visite aux États-Unis, vient de nommer les présidents Bill Clinton et George W. Bush pour travailler le secteur privé américain en faveur d'Haïti et également pour superviser ce qui va se dérouler au pays.
Dix milles marines sont attendus ce lundi 18 janvier 2010 à Port-au-Prince. Le porte-avions USS Vincent déjà présent dans la rade de PAP est capable de produire de l'eau potable à partir de l'eau de mer. Le navire-hôpital USNS Comfort a laissé Baltimore ce matin en direction d'Haïti. Le monde entier vient à la rescousse du pays de manière tangible, en espèces et en nature. Les Haïtiens de la Diaspora se sont transformés en ambassadeurs de leur pays là où ils travaillent et vivent; ils sont parmi les travailleurs de l'humanité qui vont reconstruire Haïti.
Mais avant de reconstruire, on fait l'effort initial de sauver les vies, d'enrayer les infections, d'enterrer les morts, etc.. Ensuite, il faudra une vision, un plan stratégique de reconstruction, un plan opérationnel et surtout des cadres pour ce faire. Et pour la reconstruction, il est impératif que les mêmes politiciens qui étaient à la barre, lesquels la Nature en a démontré l'incapacité et l'incompétence, ne soient pas les interlocuteurs de l'Internationale et les gestionnaires des capitaux internationaux et de la Diaspora haïtienne. Évidemment, on ne saurait les blâmer pour un tremblement de terre de 7.0 à l'échelle de Richter, mais quand un minimum de présence de l'État ne se fait pas sentir, il y a un problème de vision et d'ordre stratégique qui traduit la démission au timon des affaires.
Et c'est d'ailleurs pour cela que la secrétaire d'État américaine précise, diplomatiquement, durant sa conférence de presse du 16 janvier 2010 avec Préval, que les États-Unis sont en Haïti à l'invitation du gouvernement Préval pour coordonner conjointement la reconstruction d'Haïti. Ceci apparait comme une mise en garde au gouvernement que ce ne sera plus business as usual. En d'autres termes, "ne vous attendez pas à ce qu'on vous verse des fonds pour des projets. Nous allons travailler avec vous pour reconstruire Haïti." Clinton précise que les États-Unis d'Obama seront présents "demain, après-demain et à l'avenir".
BEST BANG FOR THE BUCK
D'autre part, il faut que la Diaspora évite d'écouter la chanson des sirènes qui nous invitent à confier nos contributions monétaires à ceux qui n'ont jamais rien prouvé et qui, pourtant, prônent qu'ils sont en mesure de réussir là où les politiciens traditionnels qui ne pensent jamais pays échouent systématiquement. Aujourd'hui, c'est la société en son entier qui paie les conséquences des inconséquences de nos politiciens.
Si on subit une hémorragie cérébrale, on ne va pas penser à s'acheter des habits neufs sur le moment. De la même manière, seuls ceux qui ne sont pas pragmatiques ou qui veulent profiter de la naïveté des autres les décourageront d'investir dans ce qui est le plus essentiel pour le moment : la rescousse du peuple haïtien. N'investissez pas dans des rêves sans conviction. Contribuez à sauver le peuple haïtien, le pays tout entier à travers vos offrandes aux organisations sérieuses déjà sur le terrain. Évitez les organisations du genre de celles qui viennent de voir le jour.
Ceux qui désirent vos contributions doivent s'atteler à les mériter. Fini les messies ! Fini les promesses ! Il est temps pour nous Haïtiens de penser de par nous-mêmes et de choisir la voie qui conduit vers l'établissement d'une société responsable et productive.
LA DERNIÈRE CHANCE
Une nouvelle chance a été offerte à Haïti. C'est l'occasion pour les Haïtiens qui aiment vraiment leur pays de prendre l'initiative et de fortifier la voie vers le renouveau en sachant intelligemment tirer le maximum de l'aide étrangère qui s'annonce.
Haïti offre également une nouvelle chance à la communauté internationale de sispan'n fè jwèt avek politiciens korompi. Ou tandé Clinton ? Ou tandé George Bush ? Il semblerait que oui, puisque Hillary Clinton vient de préciser pour Préval qu'il s'agit de coordination conjointe (USA-Préval) de la reconstruction d'Haïti.
Comme je n'ai cessé de le répéter depuis des années, on ne peut pas reconstruire un pays avec la même mentalité qui l'avait détruit, la mentalité rapace qui fait qu'en moments de crise, le gouvernement est absent; la mentalité tribale qui réduit Haïti à la république de Port-au-Prince. La mentalité qui fait qu'on ridiculise la discipline d'exécution pourtant incontournable dans toute reconstruction. La mentalité qui fait qu'on préfère faire cavalier seul quand la collaboration est la voie indiquée pour développer la vision, l'approche et la stratégie qui produiront des résultats durables et positifs. La mentalité internationale qui consiste à verser des fonds à des gouvernements corrompus.
Hillary Clinton recentre le ballon à Port-au-Prince, car l'Onu fut singulièrement absente de sa conférence de presse avec Préval. Obama est désormais en charge de la stabilisation et de la reconstruction d'Haïti.
L'aube du renouveau semble s'annoncer. On ne peut qu'espérer, en travaillant laborieusement, que cette fois-ci Haïti et la communauté internationale ont grandi, partenaires d'un sauvetage désormais humaniste.
Par Ray Killick, 16 janvier 2010
RayHammertonKillick-conscience@yahoo.com
Notre pays s'est effondré. Ce qui restait d'un État qui fonctionnait mal s'est écroulé le 12 janvier 2010 aux environs de 5:00 PM. Les faiblesses de cet État se sont révélées à nous dans toute leur plénitude. L'État n'existe que légalement aujourd'hui. Il ne possède aucun contrôle de la situation, aucun pouvoir coercitif. Quant à la société, elle est vouée à elle-même par suite d'un coup d'État de la Nature qui impose, de plus, à toutes ses classes, le statut de sinistrés. Et si le monde entier s'est levé d'un seul homme pour épouser la cause d'Haïti, c'est pourtant l'homme le plus puissant du monde qui donne le ton : il faut reconstruire Haïti. Le nation-building est dans le collimateur d'Obama, mais il faut d'abord commencer par le commencement, i.e., sauver les vies et arrêter l'effondrement total.
EQUATION COMPLEXE
Les commerçants ne vont pas pouvoir se remettre de cette furie de la nature. L'industrie est également frappée. La classe moyenne qui est toujours dans une situation précaire a perdu pignons sur rue. Les emplois ont disparu puisque les patrons ne vont pas pouvoir remonter le courant aisément. Les masses qui ne possédaient rien ont plus faim que jamais. Étudiants et écoliers vont investir les rues, les cours, les parcs, etc. pendant de longs mois, au moins, car les établissements scolaires se sont effondrés. La domesticité a reçu un gros coup puisque les maisons de PAP sont inhabitables ou presque. On a là une situation potentiellement explosive.
Ceux qui dirigent le monde ont posé rapidement l'équation avec ses variables et ses paramètres. Ils ont pris les mesures d'urgence pour éviter le pire : le chaos total, les maladies infectieuses, la famine, les répercussions sur les voisins d'Haïti, etc. L'humanité sensible à la misère des peuples s'est mobilisée pour secourir le peuple haïtien. Le fundraising au nom d'Haïti accuse un record mondial en ce sens qu'il a dépassé ceux des catastrophes précédentes.
RENOUVEAU POSSIBLE
Avec l'humanité à nos côtés, nous avons une chance de renaître aussi longtemps que la communauté internationale ne confiera pas la gestion de la reconstruction d'Haïti à l'Onu. De fait, le président Obama qui a été extrêmement généreux à l'égard du peuple haïtien ($100 millions) et des haïtiens vivant illégalement ou en visite aux États-Unis, vient de nommer les présidents Bill Clinton et George W. Bush pour travailler le secteur privé américain en faveur d'Haïti et également pour superviser ce qui va se dérouler au pays.
Dix milles marines sont attendus ce lundi 18 janvier 2010 à Port-au-Prince. Le porte-avions USS Vincent déjà présent dans la rade de PAP est capable de produire de l'eau potable à partir de l'eau de mer. Le navire-hôpital USNS Comfort a laissé Baltimore ce matin en direction d'Haïti. Le monde entier vient à la rescousse du pays de manière tangible, en espèces et en nature. Les Haïtiens de la Diaspora se sont transformés en ambassadeurs de leur pays là où ils travaillent et vivent; ils sont parmi les travailleurs de l'humanité qui vont reconstruire Haïti.
Mais avant de reconstruire, on fait l'effort initial de sauver les vies, d'enrayer les infections, d'enterrer les morts, etc.. Ensuite, il faudra une vision, un plan stratégique de reconstruction, un plan opérationnel et surtout des cadres pour ce faire. Et pour la reconstruction, il est impératif que les mêmes politiciens qui étaient à la barre, lesquels la Nature en a démontré l'incapacité et l'incompétence, ne soient pas les interlocuteurs de l'Internationale et les gestionnaires des capitaux internationaux et de la Diaspora haïtienne. Évidemment, on ne saurait les blâmer pour un tremblement de terre de 7.0 à l'échelle de Richter, mais quand un minimum de présence de l'État ne se fait pas sentir, il y a un problème de vision et d'ordre stratégique qui traduit la démission au timon des affaires.
Et c'est d'ailleurs pour cela que la secrétaire d'État américaine précise, diplomatiquement, durant sa conférence de presse du 16 janvier 2010 avec Préval, que les États-Unis sont en Haïti à l'invitation du gouvernement Préval pour coordonner conjointement la reconstruction d'Haïti. Ceci apparait comme une mise en garde au gouvernement que ce ne sera plus business as usual. En d'autres termes, "ne vous attendez pas à ce qu'on vous verse des fonds pour des projets. Nous allons travailler avec vous pour reconstruire Haïti." Clinton précise que les États-Unis d'Obama seront présents "demain, après-demain et à l'avenir".
BEST BANG FOR THE BUCK
D'autre part, il faut que la Diaspora évite d'écouter la chanson des sirènes qui nous invitent à confier nos contributions monétaires à ceux qui n'ont jamais rien prouvé et qui, pourtant, prônent qu'ils sont en mesure de réussir là où les politiciens traditionnels qui ne pensent jamais pays échouent systématiquement. Aujourd'hui, c'est la société en son entier qui paie les conséquences des inconséquences de nos politiciens.
Si on subit une hémorragie cérébrale, on ne va pas penser à s'acheter des habits neufs sur le moment. De la même manière, seuls ceux qui ne sont pas pragmatiques ou qui veulent profiter de la naïveté des autres les décourageront d'investir dans ce qui est le plus essentiel pour le moment : la rescousse du peuple haïtien. N'investissez pas dans des rêves sans conviction. Contribuez à sauver le peuple haïtien, le pays tout entier à travers vos offrandes aux organisations sérieuses déjà sur le terrain. Évitez les organisations du genre de celles qui viennent de voir le jour.
Ceux qui désirent vos contributions doivent s'atteler à les mériter. Fini les messies ! Fini les promesses ! Il est temps pour nous Haïtiens de penser de par nous-mêmes et de choisir la voie qui conduit vers l'établissement d'une société responsable et productive.
LA DERNIÈRE CHANCE
Une nouvelle chance a été offerte à Haïti. C'est l'occasion pour les Haïtiens qui aiment vraiment leur pays de prendre l'initiative et de fortifier la voie vers le renouveau en sachant intelligemment tirer le maximum de l'aide étrangère qui s'annonce.
Haïti offre également une nouvelle chance à la communauté internationale de sispan'n fè jwèt avek politiciens korompi. Ou tandé Clinton ? Ou tandé George Bush ? Il semblerait que oui, puisque Hillary Clinton vient de préciser pour Préval qu'il s'agit de coordination conjointe (USA-Préval) de la reconstruction d'Haïti.
Comme je n'ai cessé de le répéter depuis des années, on ne peut pas reconstruire un pays avec la même mentalité qui l'avait détruit, la mentalité rapace qui fait qu'en moments de crise, le gouvernement est absent; la mentalité tribale qui réduit Haïti à la république de Port-au-Prince. La mentalité qui fait qu'on ridiculise la discipline d'exécution pourtant incontournable dans toute reconstruction. La mentalité qui fait qu'on préfère faire cavalier seul quand la collaboration est la voie indiquée pour développer la vision, l'approche et la stratégie qui produiront des résultats durables et positifs. La mentalité internationale qui consiste à verser des fonds à des gouvernements corrompus.
Hillary Clinton recentre le ballon à Port-au-Prince, car l'Onu fut singulièrement absente de sa conférence de presse avec Préval. Obama est désormais en charge de la stabilisation et de la reconstruction d'Haïti.
L'aube du renouveau semble s'annoncer. On ne peut qu'espérer, en travaillant laborieusement, que cette fois-ci Haïti et la communauté internationale ont grandi, partenaires d'un sauvetage désormais humaniste.
samedi 16 janvier 2010
Haïti-séisme/ La leçon d’Haiti
Par Fidel Castro
14 janvier 2010
Voilà deux jours, à partir de six heures de l’après-midi à Cuba, mais déjà de nuit en Haïti du fait de sa position géographique, les chaînes de télévision ont commencé à informer qu’un violent séisme de catégorie 7,3 à l’échelle Richter, avait frappé sévèrement Port-au-Prince, l’épicentre ayant été repéré dans une faille tectonique située en mer à seulement quinze kilomètres de la capitale haïtienne où 80 p. 100 de la population vit dans des maisons de pisé et de torchis.
Les nouvelles ont continué d’arriver presque sans interruption pendant des heures. Les images manquaient, mais on disait que de nombreux bâtiments publics, des hôpitaux, des écoles et des installations plus solides s’étaient effondrés. J’ai lu qu’un séisme force 7,3 équivalait à l’énergie libérée par une explosion de quatre cent mille tonnes de TNT.
Les descriptions étaient tragiques. Les blessés en pleine rue réclamaient en criant des secours médicaux, au milieu des ruines sous lesquelles des familles étaient ensevelies. Personne n’a pu toutefois, durant bien des heures, transmettre la moindre image.
La nouvelle a surpris tout le monde. Nous étions nombreux à écouter de fréquentes informations sur des cyclones et de grandes inondations en Haïti, mais nous ignorions que notre voisin courait des risques de fort tremblement de terre. C’est alors qu’on a appris que le dernier grand séisme survenu dans cette ville remontait à deux cents ans en arrière, quand elle ne comptait sans doute que quelques milliers d’habitants.
À minuit, le chiffre de victime était encore approximatif. De hauts fonctionnaires des Nations Unies et plusieurs chefs de gouvernement parlaient de ces événements bouleversants et annonçaient l’envoi de secouristes. Comme des troupes des Nations Unies de divers pays étaient déployées en Haïti dans le cadre de la MINUSTAH, des ministres de la défense évoquaient des pertes éventuelles parmi leurs personnels.
C’est réellement hier matin, mercredi, que des nouvelles attristantes ont commencé à arriver au sujet d’énormes pertes humaines dans la population, et des organisations comme les Nations Unies signalaient que certains de leurs bâtiments s’étaient effondrés, une expression qui ne dit rien en soi ou qui peut au contraire signifier beaucoup.
Des nouvelles toujours plus bouleversantes au sujet de la situation dans ce pays frère ont continué d’arriver pendant des heures. Les chiffres de victimes mortelles variaient selon les sources de trente à cent mille. Les images sont désolantes. Cette catastrophe a reçu une large divulgation mondiale, et de nombreux gouvernements sincèrement émus s’efforcent de coopérer dans la mesure de leurs moyens.
Toute tragédie bouleverse de bonne foi un grand nombre de personnes, surtout quand il s’agit de désastre naturel. Mais rares sont sans doute celles qui se demandent : pourquoi Haïti est-elle un pays si pauvre ? Pourquoi sa population dépend-elle à presque 50 p.100 des envois de fonds familiaux en provenance de l’étranger ? Pourquoi n’analysent-elles pas aussi les réalités qui ont conduit à la situation actuelle en Haïti et à ses énormes souffrances ?
Le plus curieux de cette histoire, c’est que personne ne rappelle à aucun moment qu’Haïti a été le premier pays où quatre cent milles Africains victimes de la traite et de l’esclavage des Européens se soulevèrent contre trente mille Blancs, maîtres de plantations de canne à sucre et de café, déclenchant la plus première grande révolution sociale sur notre continent. Ils écrivirent des pages d’une gloire insurpassable. Ils mirent en déroute le général de Napoléon le plus éminent.
Haïti est le pur produit du colonialisme et de l’impérialisme, de plus d’un siècle d’utilisation de ses ressources humaines aux travaux les plus durs, des interventions militaires et de la ponction de ses richesses.
Cet oubli historique ne serait pas aussi grave que le fait réel qu’Haïti constitue une honte de notre époque, dans un monde où l’immense majorité des habitants de la planète continue d’être exploitée et mise à sac.
Des milliards de personnes en Amérique latine, en Afrique et en Asie souffrent de carences semblables, quoique toutes ne les subissent peut-être dans des proportions aussi élevées qu’en Haïti.
De situations comme celles de ce pays ne devraient exister nulle part sur la Terre, et pourtant des dizaines de milliers de villes et de villages y connaissent des conditions semblables, voire pires, à cause de l’ordre économique et politique international injuste qu’on a imposé au monde. La population mondiale n’est pas seulement menacée par des désastres naturels comme celui d’Haïti, qui est un pâle reflet de ce que les changements climatiques peuvent provoquer, bien que ces risques aient été vraiment tournés en dérision à Copenhague.
Il est juste de dire à tous les pays et à toutes les institutions qui ont perdu des citoyens ou du personnel dans le désastre naturel d’Haïti : nous ne doutons pas que vous ferez les plus grands efforts pour sauver des vies et soulager la douleur de ce malheureux peuple ; nous ne pouvons vous rendre coupables du phénomène naturel qui vient d’y avoir lieu, bien que nous soyons en désaccord avec la politique qu’on a suivie vis-à-vis d’Haïti.
Je ne peux m’empêcher de le dire : il est temps de chercher des solutions réelles et véritables pour ce peuple frère !
Dans le domaine de la santé et d’autres, Cuba, bien que pays pauvre en butte à un blocus, coopère depuis des années avec le peuple haïtien. Environ quatre cents médecins et spécialistes de la santé lui prêtent des services gratuits. Nos médecins travaillent tous les jours dans 227 des 337 communes du pays. Par ailleurs, au moins quatre cents jeunes Haïtiens se sont formés comme médecins dans notre pays. Ils travailleront maintenant auprès des renforts que nous avons dépêchés hier pour sauver des vies dans cette situation critique. On peut donc mobiliser sans efforts spéciaux jusqu’à un millier de médecins et de spécialistes de la santé qui sont presque tous déjà sur place et prêts à coopérer avec n’importe quel État qui souhaiterait sauver des vies haïtiennes et soigner des blessés.
De nombreux autres jeunes Haïtiens font actuellement des études de médecine à Cuba.
Nous coopérons aussi avec le peuple haïtien dans d’autres domaines à notre portée. Aucune autre forme de coopération ne sera toutefois plus digne de porter ce nom que celle de la bataille dans le monde des idées et dans l’action politique pour qu’on mette fin à la tragédie sans borne que souffrent de nombreuses nations comme Haïti.
La chef de notre brigade médicale a informé : « La situation est difficile, mais nous avons déjà commencé à sauver des vies. » Tel était le message laconique qu’elle a pu envoyer quelques heures après son arrivée, hier, à Port-au-Prince à la tête de renforts médicaux.
Elle a fait savoir tard dans la nuit que les médecins cubains et les Haïtiens diplômés de l’École latino-américaine de médecine (ELAM) de La Havane étaient en train de se déployer dans le pays. Ils avaient déjà soigné à Port-au-Prince plus de mille blessés, après avoir refait fonctionner d’urgence un hôpital qui ne s’était pas effondré et en recourant, en cas de besoin, à des tentes. Ils se préparaient à installer sans retard d’autres centres de soins d’urgence.
Nous somme fiers à juste titre de la coopération que les médecins cubains et les jeunes médecins haïtiens formés à Cuba prêtent à leurs frères d’Haïti en ces moments tragiques !
Fidel Castro Ruz
Le 14 janvier 2010
____________________________________
Provenance de l'article ci-dessus: Legrandsoir.info
14 janvier 2010
Voilà deux jours, à partir de six heures de l’après-midi à Cuba, mais déjà de nuit en Haïti du fait de sa position géographique, les chaînes de télévision ont commencé à informer qu’un violent séisme de catégorie 7,3 à l’échelle Richter, avait frappé sévèrement Port-au-Prince, l’épicentre ayant été repéré dans une faille tectonique située en mer à seulement quinze kilomètres de la capitale haïtienne où 80 p. 100 de la population vit dans des maisons de pisé et de torchis.
Les nouvelles ont continué d’arriver presque sans interruption pendant des heures. Les images manquaient, mais on disait que de nombreux bâtiments publics, des hôpitaux, des écoles et des installations plus solides s’étaient effondrés. J’ai lu qu’un séisme force 7,3 équivalait à l’énergie libérée par une explosion de quatre cent mille tonnes de TNT.
Les descriptions étaient tragiques. Les blessés en pleine rue réclamaient en criant des secours médicaux, au milieu des ruines sous lesquelles des familles étaient ensevelies. Personne n’a pu toutefois, durant bien des heures, transmettre la moindre image.
La nouvelle a surpris tout le monde. Nous étions nombreux à écouter de fréquentes informations sur des cyclones et de grandes inondations en Haïti, mais nous ignorions que notre voisin courait des risques de fort tremblement de terre. C’est alors qu’on a appris que le dernier grand séisme survenu dans cette ville remontait à deux cents ans en arrière, quand elle ne comptait sans doute que quelques milliers d’habitants.
À minuit, le chiffre de victime était encore approximatif. De hauts fonctionnaires des Nations Unies et plusieurs chefs de gouvernement parlaient de ces événements bouleversants et annonçaient l’envoi de secouristes. Comme des troupes des Nations Unies de divers pays étaient déployées en Haïti dans le cadre de la MINUSTAH, des ministres de la défense évoquaient des pertes éventuelles parmi leurs personnels.
C’est réellement hier matin, mercredi, que des nouvelles attristantes ont commencé à arriver au sujet d’énormes pertes humaines dans la population, et des organisations comme les Nations Unies signalaient que certains de leurs bâtiments s’étaient effondrés, une expression qui ne dit rien en soi ou qui peut au contraire signifier beaucoup.
Des nouvelles toujours plus bouleversantes au sujet de la situation dans ce pays frère ont continué d’arriver pendant des heures. Les chiffres de victimes mortelles variaient selon les sources de trente à cent mille. Les images sont désolantes. Cette catastrophe a reçu une large divulgation mondiale, et de nombreux gouvernements sincèrement émus s’efforcent de coopérer dans la mesure de leurs moyens.
Toute tragédie bouleverse de bonne foi un grand nombre de personnes, surtout quand il s’agit de désastre naturel. Mais rares sont sans doute celles qui se demandent : pourquoi Haïti est-elle un pays si pauvre ? Pourquoi sa population dépend-elle à presque 50 p.100 des envois de fonds familiaux en provenance de l’étranger ? Pourquoi n’analysent-elles pas aussi les réalités qui ont conduit à la situation actuelle en Haïti et à ses énormes souffrances ?
Le plus curieux de cette histoire, c’est que personne ne rappelle à aucun moment qu’Haïti a été le premier pays où quatre cent milles Africains victimes de la traite et de l’esclavage des Européens se soulevèrent contre trente mille Blancs, maîtres de plantations de canne à sucre et de café, déclenchant la plus première grande révolution sociale sur notre continent. Ils écrivirent des pages d’une gloire insurpassable. Ils mirent en déroute le général de Napoléon le plus éminent.
Haïti est le pur produit du colonialisme et de l’impérialisme, de plus d’un siècle d’utilisation de ses ressources humaines aux travaux les plus durs, des interventions militaires et de la ponction de ses richesses.
Cet oubli historique ne serait pas aussi grave que le fait réel qu’Haïti constitue une honte de notre époque, dans un monde où l’immense majorité des habitants de la planète continue d’être exploitée et mise à sac.
Des milliards de personnes en Amérique latine, en Afrique et en Asie souffrent de carences semblables, quoique toutes ne les subissent peut-être dans des proportions aussi élevées qu’en Haïti.
De situations comme celles de ce pays ne devraient exister nulle part sur la Terre, et pourtant des dizaines de milliers de villes et de villages y connaissent des conditions semblables, voire pires, à cause de l’ordre économique et politique international injuste qu’on a imposé au monde. La population mondiale n’est pas seulement menacée par des désastres naturels comme celui d’Haïti, qui est un pâle reflet de ce que les changements climatiques peuvent provoquer, bien que ces risques aient été vraiment tournés en dérision à Copenhague.
Il est juste de dire à tous les pays et à toutes les institutions qui ont perdu des citoyens ou du personnel dans le désastre naturel d’Haïti : nous ne doutons pas que vous ferez les plus grands efforts pour sauver des vies et soulager la douleur de ce malheureux peuple ; nous ne pouvons vous rendre coupables du phénomène naturel qui vient d’y avoir lieu, bien que nous soyons en désaccord avec la politique qu’on a suivie vis-à-vis d’Haïti.
Je ne peux m’empêcher de le dire : il est temps de chercher des solutions réelles et véritables pour ce peuple frère !
Dans le domaine de la santé et d’autres, Cuba, bien que pays pauvre en butte à un blocus, coopère depuis des années avec le peuple haïtien. Environ quatre cents médecins et spécialistes de la santé lui prêtent des services gratuits. Nos médecins travaillent tous les jours dans 227 des 337 communes du pays. Par ailleurs, au moins quatre cents jeunes Haïtiens se sont formés comme médecins dans notre pays. Ils travailleront maintenant auprès des renforts que nous avons dépêchés hier pour sauver des vies dans cette situation critique. On peut donc mobiliser sans efforts spéciaux jusqu’à un millier de médecins et de spécialistes de la santé qui sont presque tous déjà sur place et prêts à coopérer avec n’importe quel État qui souhaiterait sauver des vies haïtiennes et soigner des blessés.
De nombreux autres jeunes Haïtiens font actuellement des études de médecine à Cuba.
Nous coopérons aussi avec le peuple haïtien dans d’autres domaines à notre portée. Aucune autre forme de coopération ne sera toutefois plus digne de porter ce nom que celle de la bataille dans le monde des idées et dans l’action politique pour qu’on mette fin à la tragédie sans borne que souffrent de nombreuses nations comme Haïti.
La chef de notre brigade médicale a informé : « La situation est difficile, mais nous avons déjà commencé à sauver des vies. » Tel était le message laconique qu’elle a pu envoyer quelques heures après son arrivée, hier, à Port-au-Prince à la tête de renforts médicaux.
Elle a fait savoir tard dans la nuit que les médecins cubains et les Haïtiens diplômés de l’École latino-américaine de médecine (ELAM) de La Havane étaient en train de se déployer dans le pays. Ils avaient déjà soigné à Port-au-Prince plus de mille blessés, après avoir refait fonctionner d’urgence un hôpital qui ne s’était pas effondré et en recourant, en cas de besoin, à des tentes. Ils se préparaient à installer sans retard d’autres centres de soins d’urgence.
Nous somme fiers à juste titre de la coopération que les médecins cubains et les jeunes médecins haïtiens formés à Cuba prêtent à leurs frères d’Haïti en ces moments tragiques !
Fidel Castro Ruz
Le 14 janvier 2010
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Provenance de l'article ci-dessus: Legrandsoir.info
Haïti-séisme/ Obama invoque la mémoire de Martin Luther King
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«En soutenant nos frères et nos soeurs par notre dévouement et notre sens du service, à la fois chez nous et dans le monde, nous rendons hommage à la mémoire du Dr King et réaffirmons notre humanité.»
Barack Obama
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Provenance de cette traduction: liberation.fr cité par yahoo.com.
vendredi 15 janvier 2010
Haïti-séisme/ Le Président Jean-Claude Duvalier offre ses avoirs (M$ 8, huit millions de dollars US) détenus en Suisse aux victimes
Source: Haiti-nation, no. 17692, Ven 15 Janvier 2010, 17 h 30 min 00 s
Chers compatriotes,
C'est avec effroi et une profonde émotion, mais aussi une très grande préoccupation, que j'ai suivi les conséquences meurtrières et dévastatrices du terrible tremblement de terre qui a frappé si impitoyablement notre pays.
En ces heures de grande détresse nationale, mes pensées vont aux blessés, aux victimes, particulièrement aux enfants et à la jeunesse, à leurs familles et à leurs proches.
En ce moment de douleur et de deuil, je tiens à vous assurer de ma totale solidarité, et j’adresse aux familles si cruellement éprouvées mes sincères condoléances et mes plus profondes sympathies.
J'adresse également à toutes les équipes de secours mobilisées ma reconnaissance pour le travail remarquable qu’elles accomplissent dans des conditions extrêmement difficiles.
Je voudrais exprimer mes sincères remerciements et encourager le formidable élan de solidarité que toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens du Monde manifestent , et auquel la communauté internationale s'associe pleinement. Que cette communauté soit assurée de ma profonde gratitude.
Devant ce lourd et révoltant tribut , une fois de plus, infligé au Peuple et à la terre d’Haïti, la Nation toute entière doit se mobiliser pour surmonter ses malheurs.
Malgré la gravité de la situation, je souhaite vous dire mon espoir et ma conviction qu'Haïti saura retrouver, grâce à une exceptionnelle mobilisation des forces vives de notre pays, avec l'aide de la communauté internationale, le chemin d'une réelle reconstruction.
Peuple Haïtien,
Je connaîs votre extraordinaire courage, l'abnégation, et les sacrifices dont vous êtes toutes et tous capables pour sauver notre pays.
Les moments pénibles que nous vivons en appellent au sens du sacrifice national.
Dans ces circonstances particulièrement dramatiques pour notre pays, je tiens a exprimer toute ma solidarité et mon soutien.
Je demande officiellement aux autorités suisses, de transférer immédiatement l'ensemble des avoirs de la Fondation de feu ma Mère Simone Ovide Duvalier ( 8 millions de dollars US ), à la Croix-Rouge Américaine (American Red Cross), en vu de porter une assistance d'urgence, principalement aux populations des villes de Léogane - ville natale de feu ma Mère-, Carrefour - ville natale de feu mon Père- et, Port-au-Prince - où je suis né- mais aussi Gressier, Pétion-Ville, Jacmel, les Cayes, Petit Goave, Grand Goave...
J'ai immédiatement pris des dispositions pour qu'une première aide d'urgence d'envergure parvienne à Port-au-Prince au plus tôt, et, un important réseau de bénévoles est mobilisé pour aider la population en détresse.
Aux familles démunies, aux sans abri, aux régions sinistrées, aux enfants et à la jeunesse, j’envoie un grand message de fraternité et de solidarité dans cette si cruelle épreuve.
Que Dieu sauve Haïti !
A bientôt.
Jean-Claude Duvalier.
Paris, le 15 janvier 2010.
Chers compatriotes,
C'est avec effroi et une profonde émotion, mais aussi une très grande préoccupation, que j'ai suivi les conséquences meurtrières et dévastatrices du terrible tremblement de terre qui a frappé si impitoyablement notre pays.
En ces heures de grande détresse nationale, mes pensées vont aux blessés, aux victimes, particulièrement aux enfants et à la jeunesse, à leurs familles et à leurs proches.
En ce moment de douleur et de deuil, je tiens à vous assurer de ma totale solidarité, et j’adresse aux familles si cruellement éprouvées mes sincères condoléances et mes plus profondes sympathies.
J'adresse également à toutes les équipes de secours mobilisées ma reconnaissance pour le travail remarquable qu’elles accomplissent dans des conditions extrêmement difficiles.
Je voudrais exprimer mes sincères remerciements et encourager le formidable élan de solidarité que toutes les Haïtiennes et tous les Haïtiens du Monde manifestent , et auquel la communauté internationale s'associe pleinement. Que cette communauté soit assurée de ma profonde gratitude.
Devant ce lourd et révoltant tribut , une fois de plus, infligé au Peuple et à la terre d’Haïti, la Nation toute entière doit se mobiliser pour surmonter ses malheurs.
Malgré la gravité de la situation, je souhaite vous dire mon espoir et ma conviction qu'Haïti saura retrouver, grâce à une exceptionnelle mobilisation des forces vives de notre pays, avec l'aide de la communauté internationale, le chemin d'une réelle reconstruction.
Peuple Haïtien,
Je connaîs votre extraordinaire courage, l'abnégation, et les sacrifices dont vous êtes toutes et tous capables pour sauver notre pays.
Les moments pénibles que nous vivons en appellent au sens du sacrifice national.
Dans ces circonstances particulièrement dramatiques pour notre pays, je tiens a exprimer toute ma solidarité et mon soutien.
Je demande officiellement aux autorités suisses, de transférer immédiatement l'ensemble des avoirs de la Fondation de feu ma Mère Simone Ovide Duvalier ( 8 millions de dollars US ), à la Croix-Rouge Américaine (American Red Cross), en vu de porter une assistance d'urgence, principalement aux populations des villes de Léogane - ville natale de feu ma Mère-, Carrefour - ville natale de feu mon Père- et, Port-au-Prince - où je suis né- mais aussi Gressier, Pétion-Ville, Jacmel, les Cayes, Petit Goave, Grand Goave...
J'ai immédiatement pris des dispositions pour qu'une première aide d'urgence d'envergure parvienne à Port-au-Prince au plus tôt, et, un important réseau de bénévoles est mobilisé pour aider la population en détresse.
Aux familles démunies, aux sans abri, aux régions sinistrées, aux enfants et à la jeunesse, j’envoie un grand message de fraternité et de solidarité dans cette si cruelle épreuve.
Que Dieu sauve Haïti !
A bientôt.
Jean-Claude Duvalier.
Paris, le 15 janvier 2010.
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N.B. Le Coin de Pierre - Politique dit bravo au Président Duvalier pour son geste magnanime.
lundi 11 janvier 2010
Haïti: Franck Sylvain, Président provisoire - quelques photos
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Franck Sylvain, Président Provisoire du 7 février 1957 au 2 avril 1957
LCDP-Politique, 11 janvier 2010
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Les candidats Franck Sylvain et Daniel Fignolé et le Général Léon Cantave, début février 1957
LCDP-Politique, 11 janvier 2010
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Président Franck Sylvain et son épouse en compagnie des Ministres du Gouvernement
LCDP-Politique, 11 janvier 2010
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Sur la photo ci-dessus, on voit Mademoiselle Lydia O. Jeanty, portant une robe blanche et tenant sa sacoche, Sous-Secrétaire d'État du Travail, responsable de la Protection de la femme et de l'enfance. Le troisième personnage à partir de la gauche est le Ministre des Travaux Publics, l'ingénieur Antonio Rimpel. Le Dr. Marc Augustin, à l'extrême droite à côté du Général Cantave, est le Secrétaire d'État de la Santé Publique et du Travail. Le deuxième homme à partir de la gauche, serait-il Windsor K. Laferrière, Sous-Secrétaire d'État de l'Économie Nationale ?
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Durant la première moitié de la décennie 1980, à chaque fois que j'entrais en Haïti, je rendais visite aux deux soeurs Jeanty, Lydia et Pauline, au Canapé-Vert (Port-au-Prince). L'ex-Président Franck Sylvain habitait la même maison qu'elles. Et c'était un plaisir pour moi d'échanger avec l'ex-Président. Les familles Jeanty, Sylvain et Montès étaient amies de longue date. Lydia Jeanty était la personne avec laquelle j'échangeais le plus. C'était une femme extraordinaire: une femme de pensée et d'action. Elle était l'inspiratrice des Griots (Denis, Duvalier, Diaquois, Jacob), bien avant 1957.

Comme le dit le Président Sylvain dans sa dédicace, mon père, Pierre D. Montès était son collaborateur en 1957. Alors que mon père était Directeur Général de l'Administration Générale des Contributions (actuelle DGI), il était le conseil spécial du Président Sylvain.
Voici la formation complète du Cabinet du Président Provisoire Franck Sylvain:
- Thézalus Pierre-Étienne, Secrétaire d'État de l'intérieur et de la Défense Nationale.
- Pierre-André Sajous, Secrétaire d'État de la Présidence.
- Évremont Carrié, Secrétaire d'État des Relations Extérieures et des Cultes.
- Francis Salgado, Secrétaire d'État des Finances.
- Colbert Bonhomme, Secrétaire d'État de la Justice et de l'Économie Nationale.
- Christian Laporte, Secrétaire d'État de l'Éducation Nationale.
- Marc Augustin, Secrétaire d'État de la Santé Publique et du Travail.
- Antonio Rimpel, Secrétaire d'État des Travaux Publics.
- André Mangonès, Secrétaire d'État de l'Agriculture et du Commerce.
- Windsor K. Laferrière, Sous-Secrétaire d'État de l'Économie Nationale.
- Lydia O. Jeanty, Sous-Sedcrétaire d'État du Travail (Protection de la femme et de l'enfance).
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N.B. Les photos ci-dessus proviennent du livre intitulé: Les 56 jours de Franck Sylvain, Imprimerie Henri Deschamps, Port-au-Prince, Haïti, 160 pages. J'encourage tous ceux qui désirent se lancer dans l'arène politique à lire le livre de Franck Sylvain.
vendredi 8 janvier 2010
Haïti : 2010, année d’élections : analyse, réflexions et vœux.
Par Dr. Pierre Montès
7 janvier 2010
7 janvier 2010
1. Introduction
René Préval termine son deuxième et dernier mandat. Le 7 février 2011, il devra passer le pouvoir à son successeur élu (ou sa «successeure» élue). Dit autrement, il devra, pour répéter un slogan cher à la mouvance dont il est issu: «raché manyòk li, baye tè a blanch». Et voilà que René Préval crée, tout d'un coup, à la cinquième et dernière année de son dernier mandat, un parti politique qu’il baptise : UNITÉ (INITÉ en créole). Si le candidat de l’UNITÉ, Jacques-Édouard Alexis, devait être l’élu des élections présidentielles de 2010, alors ce serait, pour René Préval, le cas de dire : «Apré nou, cé nou».
Or, l’expérience Lavalas-Lespwa (gouvernement s'appuyant sur l'anarchie) des 25 dernières années a échoué. Si l’UNITÉ prenait le pouvoir en 2011, il faudrait que ce soit le dernier acte de la tragédie Lavalas-Lespwa-Inité (L-L-I). Il faudrait qu’une révolution tranquille amène sur la scène géopolitique du sang neuf, des hommes nouveaux, sans aucuns liens avec la mouvance (L-L-I).
L’expérience L-L-I a apporté à Haïti deux occupations étrangères, a démantelé les FADH et a refusé de décentraliser le pouvoir et l’administration, a tenu à l’écart la diaspora, a laissé le champ libre aux ONG.
Dès 2016, ces hommes nouveaux mettraient fin pacifiquement (par les urnes) à la tragédie L-L-I, implanteraient alors un système politique nouveau dont les acteurs nouveaux soient totalement incorruptibles.
2. Confidences du Président provisoire Franck Sylvain (du 7 février 1957 au 2 ou 3 avril 1957)
Puisqu’on parle beaucoup d’élections, il me paraît opportun d’introduire ici quelques extraits du livre de Me. Franck Sylvain, intitulé «Les 56 jours de Franck Sylvain», Imprimerie Henri Deschamps, Port-au-Prince, Haïti, 1980, 160 pages. Ces extraits susciteront réflexions et méditations chez les hommes nouveaux qui seront appelés à faire la révolution tranquille.
Le 7 février 1957, le Président provisoire Franck Sylvain était élu par l’Assemblée nationale pour remplacer le Président provisoire démissionnaire Joseph Nemours Pierre-Louis. Franck Sylvain, était un ancien Juge de la Première Chambre Civile et Juge-Doyen au Tribunal des Référés au Palais de Justice de Port-au-Prince (1951-1955). Franck Sylvain était l’un des principaux artisans de la chute du Général Président Paul E. Magloire par sa célèbre «Consultation juridique» qu'il publiait en 1956 dans le journal Œdipe et dans laquelle il établissait rigoureusement que la date de la fin du mandat du Président était le 15 mai 1956 et non le 15 mai 1957 comme le prétendait ce dernier.
Le Président provisoire Franck Sylvain devrait organiser des élections générales vraiment honnêtes. Il prenait très au sérieux son rôle. Mais, il n’a pas réussi à organiser de telles élections car il fut renversé après 56 jours de bon et lourd labeur au Palais national.
«Et c’est sa bonne foi qui le fit renverser par des prétendus leaders civils et militaires qui ne désiraient ni le règne de la justice, ni celui de l’honnêteté» (Les 56 jours, p.75).
«À la vérité, aucun candidat ne désirait des élections vraiment libres. Ces honorables citoyens n’avaient pas confiance en eux-mêmes, ni dans les forces populaires dont ils prétendaient avoir l’appui. Mais chacun aurait préféré des élections dirigées pour lui-même.» (Les 56 jours, p. 109).
«C’était, plus d’une fois, de hauts fonctionnaires du Département d’État qui me demandaient de solliciter du peuple haïtien, par un plébiscite, une prolongation d’au moins trois ans de la durée de mon mandat… Et pour essayer de me convaincre, ils se faisaient accompagner d’un Président ou d’un Vice-Président d’une puissante Banque, la Chase Bank ou la City Bank disposée, mais résolument, à donner une aide considérable au gouvernement pour le bien-être du peuple haïtien. C’était aussi d’éminents Présidents ou Directeurs de compagnies d’industrie désireuses de faire des investissements, de venir installer des usines dans le pays. Quant aux journalistes, c’étaient toujours des hommes ou des femmes enthousiastes, avides d’interviews et rêvant, comme les autres, d’une chimérique demande de prolongation de mandat. Et tous, comme le jeune homme riche de l’Évangile, ‘ s’en allaient tout tristes‘, devant le rejet inexorable de leur proposition…» (Les 56 jours, p. 89).
Le Général Léon Cantave, chef de l’Armée d’Haïti, qui se faisait toujours accompagner «de son acolyte», le Colonel Pierre Vertus, commandant des Casernes, rendait souvent visite au nouveau Chef de l’État, Franck Sylvain.
«Président, lui dirent-ils à leur première visite, avec toutes ces passions en ébullition, il est peu probable que nous arrivions aux élections.» (Les 56 jours, p.108).
«Président, lui dirent-ils à une seconde visite, même si nous arrivons au jour des élections, elles peuvent se gâter. Dans ce cas-là, on ne sait jamais, il vous faudra dire : ‘J’y suis, j’y reste’.» (Les 56 jours, p.108).
Voici ce que le Président Sylvain leur répondit :
«Écoutez, messieurs ! J’ai toujours eu en horreur le mensonge. Et J’ai toujours considéré comme indigne un Chef d’État qui ment à son peuple. Le mensonge est dégradant. Le suffrage universel, les élections au premier degré, c’est une conquête sociale du peuple haïtien. Il est trop tard pour nous de juger que les Haïtiens ne sont pas mûrs pour de tels comices. J’ai pris l’engagement de faire des élections honnêtes, je les ferai. Et je me retirerai sitôt l’installation de mon successeur.» (Les 56 jours, p. 108).
Et Sylvain rapporte les propos d’un jeune capitaine de l’Armée d’Haïti (le nom n’est pas fourni) à lui transmis par un ami commun, Roger Lemoine :
«Ayez l’obligeance de dire au Président qu’il est indispensable qu’il désigne à l’Armée un candidat, que ce soit un chien, que ce soit un chat, dont nous devions assurer le succès. C’est une question de vie ou de mort pour l’Armée qui n’est pas encore réhabilitée de l’état d’abjection où l’avait fait descendre Paul Magloire, et qui demeure exposée aux coups mortels que pourrait lui porter un Président qui ne serait pas élu par elle. En ce moment, nous sommes désemparés, puisque le Président semble tenir absolument aux élections libres.» (Les 56 jours, p. 115-116).
À propos de ce message verbal à lui transmis, le Président Sylvain opine ainsi : «Je suis sûr qu’il avait pourtant compris, mon jeune ami d’alors, que c’est précisément cette réhabilitation que je recherchais avec amour pour cette Armée qui m’était chère, réhabilitation dont le Général, par calcul et par ambition, ne voulait pas du tout.»
Le Général Cantave finit donc par renverser le Président provisoire Franck Sylvain au début d’avril 1957, 56 jours après sa nomination le 7 février 1957. Sa famille et lui furent mis en résidence surveillée à l’une des trois belles petites maisons identiques situées à Turgeau et surnommées «Trois Bébés», pendant plusieurs longues semaines. Dans l'intervalle de six mois, à partir de la chute de Sylvain, trois autres gouvernements provisoires se succèdèrent. Le dernier des trois fut par un gouvernement formé de militaires ayant à sa tête le Général Antonio Kébreau qui organisa des élections générales par lesquelles le Dr François Duvalier sortit vainqueur le 22 septembre 1957.
Ce long préambule m’amène à considérer brièvement les élections présidentielles de 1950 à 2006 et à oser prédire les résultats des élections présidentielles futures en 2010-2011 et en 2015-2016.
3. Les élections présidentielles au suffrage universel de 1950 à 2015
L’année 2010, sur le plan politique, sera vraisemblablement une année de sélections/élections municipales, législatives et présidentielles.
À dire vrai, il n’y a jamais eu d’élections présidentielles au suffrage universel libres, honnêtes et démocratiques en Haïti, ni en 1950, ni en 1957, ni en 1987, ni en 1988, ni en 1990, ni en 1995, ni en 2000, ni en 2006. Y en aura-t-il en 2010-2011, en 2015-2016 ?
Si le candidat déclaré vainqueur est l’homme du puissant voisin, alors le résultat des éléctions présidentielles est catalysé par la logistique des Forces armées indigènes faisant partie de la Grande Armée. Dans ce cas, le candidat ne jouit pas d’une popularité clairement supérieure à celle de ses rivaux. C’était le cas de Magloire en 1950, de Duvalier en 1957, de Manigat en 1988.
Si le candidat déclaré vainqueur n’est pas l’homme du puissant voisin, il a alors été capable de mobiliser la Rue, malgré la présence sur le terrain des Forces armées indigènes. Le résultat du scrutin est alors dicté par la Rue dès le premier tour. Dans ce cas le candidat jouit d’une certaine popularité, mais il n’a pas confiance en ses forces propres pour gagner honnêtement les élections, soit au premier tour, soit au second tour. C’était le cas d’Aristide en 1990.
Si le candidat déclaré vainqueur est l’homme du puissant voisin, si de plus il est capable de mobiliser la Rue, et s’il n’existe pas de Forces armées indigènes capables de déployer sa logistique à l’échelle du territoire national, c’est alors la Rue qui dicte le résultat du scrutin dès le premier tour. Le candidat n’a pas confiance en ses forces propres pour gagner honnêtement les élections au second tour. C’était le cas de Préval en 1995, d’Aristide en 2000, de Préval en 2006.
En 1950, en 1957, en 1987, en 1988, il y avait les Forces armées indigènes qui agissaient sur le terrain pour garantir la victoire du candidat qui avait la faveur du puissant voisin (ou pour faire avorter le processus dans le cas contraire (novembre 1987)). En 1995, en 2000 et en 2006, il n’y avait pas de Forces armées indigènes, la Rue a donc pris leur place, à sa manière. En 1990, les Forces armées indigènes n’ont pas pu empêché à la Rue de dicter le résultat de l’élection d’un candidat qui n’avait clairement pas la faveur du puissant voisin.
À ce moment-ci (janvier 2010), on peut augurer qu’en 2010, la Rue réussira encore à dicter son choix aux élections présidentielles. Et à moins de revirement soudain, imprévisible, le candidat qui sera déclaré vainqueur au début de 2011, aura l’aval du puissant voisin et sera issu de la mouvance LAVALAS-LESPWA-INITÉ. Ce sera vraisemblablement : Jacques-Édouard Alexis qui réapparaît publiquement ces jours-ci pour s'exprimer ouvertement au nom de l'UNITÉ (Réf. Nouvelles à CPAM, 8 janvier 2010).
Et la période 2011-2015 sera probablement le dernier acte de la pièce macabre qui se déroule en Haïti depuis près d’une génération (1986-2016). En effet à tous les trente ans, d’une génération à l’autre, Haïti semble programmée pour être le théâtre d’une «Révolution» : 1956, 1986, et, peut-être 2016 ?
L’an 2016 marquera-t-il la fin du règne de l’Anarchie orchestrée par la mouvance Lavalas-Lespwa-Inité ?
Qu’est-ce qui devrait caractériser cette nouvelle génération qui, on l’espère, se manifesterait en 2016 pour libérer définitivement Haïti des griffes de la mouvance L-L-I et de l’influence séculaire des flibustiers, pour établir enfin un véritable partenariat entre ceux qui contrôlent l’économie du pays, le peuple, le puissant voisin et la diaspora ? Et la désoccupation d’Haïti, quand aura-t-elle lieu ?
4. La géopolitique haïtienne
Les politiciens démocrates qui voulaient le progrès de leur pays ont vu leur passage au pouvoir écourté brutalement. C’était le cas de Dumarsais Estimé, de Franck Sylvain, de Leslie François Manigat. Ils ne faisaient pas l’affaire des détenteurs traditionnels des leviers de l’économie du pays et résistaient aux tentations que leur présentaient les flibustiers indigènes et étrangers.
Les politiciens anarchistes qui, disant vouloir le bien du plus grand nombre, soulevaient les passions des démunis contre les intérêts des détenteurs des leviers de l’économie du pays, ont vu leur mandat écourté brusquement. Ils ne faisaient pas l’affaire des détenteurs traditionnels des leviers de l’économie du pays, ni celle de la classe moyenne et suscitaient de faux espoirs chez les plus démunis. Cependant, ils ont succombé aux tentations que leur présentaient les flibustiers indigènes et étrangers. C’était le cas de Jean-Bertrand Aristide.
Entre ces deux extrêmes, se situaient la plupart des politiciens (dictateurs ou non) qui ont joué le jeu des détenteurs des leviers de l’économie du pays et celui des flibustiers indigènes et étrangers.
S’ils brimaient les droits et libertés de leur peuple, ils arrivaient à se maintenir au pouvoir par la force (milice). C’était le cas des Duvalier.
Si le pays était (est) occupé, la dictature était (est) artificiellement empêchée par l’occupant qui se substituait (substitue) aux forces armées indigènes. C’était le cas de Préval I avec la Minuha; c’est le cas de Préval II avec la Minustah.
Les flibustiers indigènes sont des filous en cravate ou non, qui gravitent autour des détenteurs du pouvoir politique (dans l’ombre ou ouvertement). Ils drainent les ressources du pays à leurs fins personnels, siphonnent les recettes de l’État, aident les politiciens à s’enrichir.
Les flibustiers étrangers sont des filous qui drainent une part importante des fonds qu’ils aident l’État haïtien à obtenir (prêts ou dons) à des conditions désavantageuses pour le Pays. Ce ne sont pas eux qui vont donc empêcher les politiciens à s’enrichir à même ces prêts et ces dons.
5. Pour un nouveau système politique (décentralisé) avec de nouveaux (incorruptibles) hommes politiques en Haïti dès 2016
Oui, il faut qu’Haïti se débarrasse de la mouvance L.L.I. qui a lamentablement échoué en 1986-2010, et qui échouera en 2011-1016.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui résistent aux tentations des flibustiers indigènes et étrangers.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui prennent en main les destinées du pays fondé par Dessalines, Pétion, Christophe…
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui fassent équipe avec les détenteurs des leviers de l’économie du pays et les haïtiens de la diaspora.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui fassent du développement des sections communales de chacune des 140 communes d’Haïti, leur première priorité (Exemples: le municipalisme du Professeur Bissainthe, ou la décentralisation de Paul G. Magloire (le MORN), ou les gouvernements départementaux décentralisés (avec à leur tête des Gouverneurs; voir mes écrits antérieurs, entre autres, sur ce sujet)).
Et que cette nouvelle génération d’hommes et de femmes se manifeste dès maintenant pour qu’elle parvienne à restaurer la souveraineté du pays (départ de la Minustah) et à éradiquer en Haïti toute dictature et tout pouvoir anarchique.
«Avance(z) en eau profonde… et lancez les filets». Luc (5, 4).
Dr. Pierre Montès
7 janvier 2010
L’an 2016 marquera-t-il la fin du règne de l’Anarchie orchestrée par la mouvance Lavalas-Lespwa-Inité ?
Qu’est-ce qui devrait caractériser cette nouvelle génération qui, on l’espère, se manifesterait en 2016 pour libérer définitivement Haïti des griffes de la mouvance L-L-I et de l’influence séculaire des flibustiers, pour établir enfin un véritable partenariat entre ceux qui contrôlent l’économie du pays, le peuple, le puissant voisin et la diaspora ? Et la désoccupation d’Haïti, quand aura-t-elle lieu ?
4. La géopolitique haïtienne
Les politiciens démocrates qui voulaient le progrès de leur pays ont vu leur passage au pouvoir écourté brutalement. C’était le cas de Dumarsais Estimé, de Franck Sylvain, de Leslie François Manigat. Ils ne faisaient pas l’affaire des détenteurs traditionnels des leviers de l’économie du pays et résistaient aux tentations que leur présentaient les flibustiers indigènes et étrangers.
Les politiciens anarchistes qui, disant vouloir le bien du plus grand nombre, soulevaient les passions des démunis contre les intérêts des détenteurs des leviers de l’économie du pays, ont vu leur mandat écourté brusquement. Ils ne faisaient pas l’affaire des détenteurs traditionnels des leviers de l’économie du pays, ni celle de la classe moyenne et suscitaient de faux espoirs chez les plus démunis. Cependant, ils ont succombé aux tentations que leur présentaient les flibustiers indigènes et étrangers. C’était le cas de Jean-Bertrand Aristide.
Entre ces deux extrêmes, se situaient la plupart des politiciens (dictateurs ou non) qui ont joué le jeu des détenteurs des leviers de l’économie du pays et celui des flibustiers indigènes et étrangers.
S’ils brimaient les droits et libertés de leur peuple, ils arrivaient à se maintenir au pouvoir par la force (milice). C’était le cas des Duvalier.
Si le pays était (est) occupé, la dictature était (est) artificiellement empêchée par l’occupant qui se substituait (substitue) aux forces armées indigènes. C’était le cas de Préval I avec la Minuha; c’est le cas de Préval II avec la Minustah.
Les flibustiers indigènes sont des filous en cravate ou non, qui gravitent autour des détenteurs du pouvoir politique (dans l’ombre ou ouvertement). Ils drainent les ressources du pays à leurs fins personnels, siphonnent les recettes de l’État, aident les politiciens à s’enrichir.
Les flibustiers étrangers sont des filous qui drainent une part importante des fonds qu’ils aident l’État haïtien à obtenir (prêts ou dons) à des conditions désavantageuses pour le Pays. Ce ne sont pas eux qui vont donc empêcher les politiciens à s’enrichir à même ces prêts et ces dons.
5. Pour un nouveau système politique (décentralisé) avec de nouveaux (incorruptibles) hommes politiques en Haïti dès 2016
Oui, il faut qu’Haïti se débarrasse de la mouvance L.L.I. qui a lamentablement échoué en 1986-2010, et qui échouera en 2011-1016.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui résistent aux tentations des flibustiers indigènes et étrangers.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui prennent en main les destinées du pays fondé par Dessalines, Pétion, Christophe…
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui fassent équipe avec les détenteurs des leviers de l’économie du pays et les haïtiens de la diaspora.
Il faut à Haïti une nouvelle génération d’hommes et de femmes qui fassent du développement des sections communales de chacune des 140 communes d’Haïti, leur première priorité (Exemples: le municipalisme du Professeur Bissainthe, ou la décentralisation de Paul G. Magloire (le MORN), ou les gouvernements départementaux décentralisés (avec à leur tête des Gouverneurs; voir mes écrits antérieurs, entre autres, sur ce sujet)).
Et que cette nouvelle génération d’hommes et de femmes se manifeste dès maintenant pour qu’elle parvienne à restaurer la souveraineté du pays (départ de la Minustah) et à éradiquer en Haïti toute dictature et tout pouvoir anarchique.
«Avance(z) en eau profonde… et lancez les filets». Luc (5, 4).
Dr. Pierre Montès
7 janvier 2010
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