Source: haitiliberte.com, Vol. 4 No. 38 • Du 6 au 12 avril 2011
La séléction se précise!
by Yves Pierre-Louis
Comme annoncé, le lundi 4 avril 2011, le Conseil Electoral provisoire (CEP) a publié ce qu’il dit être les «résultats» préliminaires du «second tour» des élections-farces du 28 novembre 2010. «Résultats» qui du reste auraient dû être proclamés depuis le 31 mars dernier. Joseph Michel Martelly, candidat de la Plateforme politique, Repons Peyizan a remporté la présidentielle avec un pourcentage de 67,57%, tandis que la candidate du RDNP, Mirlande Hyppolite Manigat en a obtenu 31,74%. On ne peut s’empêcher de s’interroger comment en l’espace de seulement quatre mois Martelly soit passé de 21.84% à 67.57%, un gain de 45.73%, alors que Mirlande Manigat n’a gagné que 0.74% (son score antérieur était de 31%). Bizarre ! Selon le CEP d’exclusion de Gaillot Dorsinvil, 4,694.961 électeurs étaient inscrits dans les registres de ce Conseil dont 716.986 ont voté en faveur de Michel Martelly et 336.747 ont choisi Mirlande Manigat.
C’est le directeur de communication du CEP, Pierre Jean Thibault qui a donné la lecture de la publication des «résultats» des élections présidentielles et législatives. On lui donne acte de cette publication. Mais il ne peut prétendre ne pas être au courant de la visite inopportune, à une heure indue, du président du CEP Gaillot Dorsinvil, de la colère «des techniciens et opérateurs de saisi de données en apprenant qu’ils ne laisseront les locaux que sur ordre du responsable du CTV, M. Widmark Martador», des «vives disputes… entre le responsable du Centre de Tabulation des Votes (CTV) et les représentants de Mirlande Manigat au CTV… des échanges …tellement houleux que M. Dorsinvil [menaça] de les faire arrêter au cas où ils n’obtempèreraient pas», de son intervention musclée pour «faire comptabiliser près de deux cent sept (207) procès [verbaux] que les techniciens avaient mis de côté pour fraudes et irrégularités… PV …pour la plupart favorables au candidat de Repons Peyizan, Michel Martelly».
Selon Joseph Chanoine Charles du journal Le Matin (1) de qui proviennent les citations ci-dessus mentionnées : «Jusque très tard dans la nuit, les informations fusaient de toutes parts au sein du CTV. De sources généralement bien informées proches du CTV, Mirlande Manigat était en [pôle] position pour remporter les élections. Cependant, tout semble avoir changé suite à la visite de Gaillot». De façon étrange, Gaillot Dorsinvil laisse les locaux de la SONAPI [ndlr. Société Nationale des Parcs Industriels]. Peu de temps après les deux représentants de Mirlande Manigat [Max Mathurin et Paul Duchatelier] laissent euxmêmes le CTV sans rien dire à la presse». Y a-t-il eu magouilles ? De quelle nature ? Pour qui, par qui et comment ? Dans un souci de transparence, Thibault, Dorsinvil, Mathurin et Duchatelier doivent des explications au grand public, autrement la prétendue «victoire» de l’un des deux candidats et le prétendu «échec» de l’autre restent matière à controverse et à éclaircissement.
Après la proclamation de la «victoire» proclamée de Joseph Michel Martelly, des milliers de ses partisans ont gagné les rues à Port-au- Prince et dans plusieurs autres villes du pays pour fêter cette «victoire ». Mirlande Manigat ayant déclaré qu’elle ne fera pas appel des résultats, Joseph Michel Martelly va succéder au président de facto, René Préval à la tête du pays le 14 mai 2011, date non retenue par la constitution de 1987 pour la rentrée en fonction du président de la République.
Aux législatives sept (7) sénateurs ont été élus dans six départements du pays. La Plateforme politique Alternative, qui ne participe pas officiellement aux élections, a remporté quatre sièges au Sénat de la République : Andris Riché dans la Grand’Anse ; Joseph François Anick, dans l’Artibonite, Francisco Delacruz, dans le centre et Polycarpe Wesner, dans le Nord. La plateforme INITE a gagné 2 sièges : Fritz Carlos Lebon dans le Sud ; Bien-Aimé Jean Baptiste, dans le Nord-Est du parti Avni décroche un siège et Deras Simon Dieuseul dans le département du Centre bénéfi cie d’un court mandat de quelques mois.
La configuration de la Chambre des députés devra se représenter ainsi : INITE aura 33 députés, Alternative : 14, Ansanm Nou Fò : 10, AAA : 9, Lavni : 7, Rasanble : 3, Pont : 3, Repons Peyizan : 3, Indépendant : 3. Aucun parti n’a obtenu la majorité dans les deux Chambres. Les Sénateurs et députés devraient rentrer en fonction tout suite après les «résultats défi nitifs» prévus pour le 16 avril prochain.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon prévoit un sombre mandat pour le prochain président d’Haïti. Ban Ki-Moon qui présentera son rapport sur la situation d’Haïti au Conseil de Sécurité de l’ONU, ce mercredi 6 avril a prédit : « Le prochain président haïtien pourrait bien devoir faire face à une longue période de cohabitation diffi cile avec un Parlement divisé où règnent les dissensions. Il héritera de diffi cultés redoutables, auxquelles viendront s’ajouter le début de la prochaine saison des ouragans, l’absence de compétence du secteur public et la désillusion croissante de la population quant à la classe politique actuelle. » a-t-il indiqué dans rapport rendu public la semaine dernière.
Pour Ban Ki-Moon qui a ses troupes dans le pays depuis 2004, la seule issue d’Haïti dans le contexte actuel sera l’établissement d’un Etat de droit. « Pour parvenir à la paix et à la prospérité durables, les Haïtiens doivent instaurer l’Etat de droit. Mais cela demandera un engagement sincère, pour mettre en place un pouvoir judiciaire indépendant et effi cace, un Parlement qui rende compte au peuple et ne doit pas être mû par des intérêts particuliers et un gouvernement transparent, qui réponde aux besoins du pays et qui représente véritablement les Haïtiens. » a-t-il souligné.
Il a toutefois fait remarquer que l’Etat de droit implique également l’établissement d’un véritable système foncier et d’identifi cation des citoyens, de code de construction et de lois commerciales. L’Etat de droit doit se traduire dans un jugement équitable de l’ex-dictateur, Jean Claude Duvalier, de retour en Haïti depuis 16 janvier 2011.
Ban Ki-Moon a pourtant oublié de dire que le prochain président et son gouvernement devront faire face également à des protestations incessantes revendiquant d’abord le départ inconditionnel des forces d’occupation de l’ONU, la Minustah occupant le pays depuis plus de sept ans. Et ensuite des manifestations revendiquant, notamment sur la baisse de la cherté de la vie, le paiement des arriérés de salaire (les 36 mois des révoqués des entreprises publiques : Teleco, ONA, APN, SMCRS et autres), le respect des droits fondamentaux du peuple haïtien et les acquis démocratiques suite à la chute de la dictature des Duvalier.
Pour conclure, le peuple haïtien ne sait pas encore s’il est au bout de ses peines et de ses surprises après ces élections bidon qui n’ont mobilisé qu’un faible pourcentage de la population. En effet, plus des 3/4 des Haïtiens, soit 76%, se sont abstenus de voter, selon les statistiques mêmes du CEP (2). Cela signifie que seulement 16.7% des électeurs inscrits ont voté pour Martelly contre seulement 8% pour Manigat. Ces chiffres en disent long sur la «victoire » et prétendue légitimité de Martelly.
Yves Pierre-Louis et la Rédaction du journal
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(1) Gaillot Dorsinvil : La visite qui aurait tout basculé. Joseph Chanoine Charles, Le Matin, 2011-04-04 17:09:01.
(2) http://www.cepr.net/index. php/blogs/relief-and-and-reconstruction- watch/martellys-historicallyweakmandate? sms ss=twitter&at xt=4d9b5fds59f59dd,0
jeudi 7 avril 2011
L'élection de Michel Martelly: l'écrivain Lyonel Trouillot explique...
Source: radiokiskeya.com, 6 avril 2011
Sim Pa Rele
Ne pleure pas, Jeannette…
Par l’écrivain Lyonel TROUILLOT
Dans l’une de mes précédentes chroniques, je dénonçais le désarroi de ceux qui s’offusquaient de la candidature et de la popularité des chanteurs Wyclef Jean et Michel Martelly : les symptômes d’une crise sociale dont l’expression politique prend la forme du rejet de tout ce qui peut représenter l’ordre social, aux yeux des masses urbaines défavorisées et de la paysannerie. Pas besoin d’être sociologue ou historien pour se rendre à l’évidence de cette perception, chez celles et ceux qui ont voté Michel Martelly, qu’il existe un ordre qui est contre eux. Leur vote, dès lors, est déterminé par l’écart que le candidat choisi entretient selon eux avec le pouvoir politique en tant que garant de cet « ordre » duquel ils n’attendent rien.
Quand on offre le vote à des gens qui ne se sentent pas citoyens, dans une atmosphère d’ancien régime, ils votent le « désordre ». Depuis Duvalier, en passant par Aristide, pour en arriver à l’élection de Michel Martelly, la présidentielle haïtienne prend l’allure d’Etats Généraux. Dans ces trois cas, sans nier les spécificités conjoncturelles et les particularités de chacune de ces candidatures, le malheur a voulu qu’aux yeux d’une bonne partie de l’électorat, ces candidats soient porteurs du cahier de charge dont l’exécution mettrait fin à « l’ordre ». Le malheur. Au moins dans les deux premiers cas. La déstructuration de ce qui mérite d’être déstructuré n’a pas conduit à l’organisation d’une société républicaine fondée sur moins d’inégalité sociale. Le désordre n’a pas changé l’ordre social, il en a révélé et exploité la pourriture.
Plutôt que de se lamenter sur l’échec électoral de la constitutionnaliste lectrice d’Agatha Christie, il s’agira pour les progressistes de déborder ce nouveau populisme sur sa gauche. Veiller au respect des acquis démocratiques contre toute dérive totalitaire qui, plutôt que d’engager les institutions dans l’exercice de la transformation sociale dans le respect de leurs pouvoirs respectifs, pourrait prendre le chemin de la destruction de ces institutions. Dénoncer toute tendance au retour vers les préjugés sociaux et le clientélisme : la « bande » à Michel Martelly n’est pas exempte de fils et filles d’ayants-droit en droite lignée du mulâtrisme et du noirisme. Exercer la pression pour des mesures économiques et sociales pour une république fondée sur l’équité et l’égalité réelles.
Il s’agira aussi pour les progressistes de surmonter la contradiction qui les divise en deux : celle qui fait du même homme un intellectuel de gauche contrarié par le notable en lui. A titre d’exemple, des évidences que l’intellectuel aurait dû saisir et que le notable a ratées : Michel Martelly, dans le rôle de Sweet Micky, a choqué les bonnes mœurs, mais dans le système de représentation de celles et de ceux qui ont voté pour lui, cela n’a aucune importance. Pourquoi ? Parce que la crise sociale est telle, le rejet de l’ordre tel, que la « désacralisation » de tout ce qui le représente ne gêne pas, et pourrait même séduire.
Autre évidence : le coup de la sensibilité à la misère. Il faut reconnaître que les gens ont senti une sensibilité à leur condition, et qu’ils voteront à chaque fois (on en revient aux élections Etats-Généraux) celui ou celle qu’ils croiront sensible à leur condition. Si les gens ne croient pas que vous êtes sensibles à leurs conditions, comment pourraient-ils croire que vous allez y changer quelque chose ! Encore une fois, c’est sur sa gauche qu’on pourra vaincre le populisme : sensibilité réelle aux conditions du peuple, propositions claires de transformation de ces conditions. Les pleureurs qui se lamentent auraient dû pousser leur candidate à être plus « sociale », ou se constituer en force autonome et affronter le populisme. Le vaincre : Montrer que c’est nous qui comprenons vos problèmes et qui allons prendre les mesures justes pour les résoudre. C’est aussi ce silence, cette absence, qui a élu Michel Martelly.
Lyonel TROUILLOT
Sim Pa Rele
Ne pleure pas, Jeannette…
Par l’écrivain Lyonel TROUILLOT
Dans l’une de mes précédentes chroniques, je dénonçais le désarroi de ceux qui s’offusquaient de la candidature et de la popularité des chanteurs Wyclef Jean et Michel Martelly : les symptômes d’une crise sociale dont l’expression politique prend la forme du rejet de tout ce qui peut représenter l’ordre social, aux yeux des masses urbaines défavorisées et de la paysannerie. Pas besoin d’être sociologue ou historien pour se rendre à l’évidence de cette perception, chez celles et ceux qui ont voté Michel Martelly, qu’il existe un ordre qui est contre eux. Leur vote, dès lors, est déterminé par l’écart que le candidat choisi entretient selon eux avec le pouvoir politique en tant que garant de cet « ordre » duquel ils n’attendent rien.
Quand on offre le vote à des gens qui ne se sentent pas citoyens, dans une atmosphère d’ancien régime, ils votent le « désordre ». Depuis Duvalier, en passant par Aristide, pour en arriver à l’élection de Michel Martelly, la présidentielle haïtienne prend l’allure d’Etats Généraux. Dans ces trois cas, sans nier les spécificités conjoncturelles et les particularités de chacune de ces candidatures, le malheur a voulu qu’aux yeux d’une bonne partie de l’électorat, ces candidats soient porteurs du cahier de charge dont l’exécution mettrait fin à « l’ordre ». Le malheur. Au moins dans les deux premiers cas. La déstructuration de ce qui mérite d’être déstructuré n’a pas conduit à l’organisation d’une société républicaine fondée sur moins d’inégalité sociale. Le désordre n’a pas changé l’ordre social, il en a révélé et exploité la pourriture.
Plutôt que de se lamenter sur l’échec électoral de la constitutionnaliste lectrice d’Agatha Christie, il s’agira pour les progressistes de déborder ce nouveau populisme sur sa gauche. Veiller au respect des acquis démocratiques contre toute dérive totalitaire qui, plutôt que d’engager les institutions dans l’exercice de la transformation sociale dans le respect de leurs pouvoirs respectifs, pourrait prendre le chemin de la destruction de ces institutions. Dénoncer toute tendance au retour vers les préjugés sociaux et le clientélisme : la « bande » à Michel Martelly n’est pas exempte de fils et filles d’ayants-droit en droite lignée du mulâtrisme et du noirisme. Exercer la pression pour des mesures économiques et sociales pour une république fondée sur l’équité et l’égalité réelles.
Il s’agira aussi pour les progressistes de surmonter la contradiction qui les divise en deux : celle qui fait du même homme un intellectuel de gauche contrarié par le notable en lui. A titre d’exemple, des évidences que l’intellectuel aurait dû saisir et que le notable a ratées : Michel Martelly, dans le rôle de Sweet Micky, a choqué les bonnes mœurs, mais dans le système de représentation de celles et de ceux qui ont voté pour lui, cela n’a aucune importance. Pourquoi ? Parce que la crise sociale est telle, le rejet de l’ordre tel, que la « désacralisation » de tout ce qui le représente ne gêne pas, et pourrait même séduire.
Autre évidence : le coup de la sensibilité à la misère. Il faut reconnaître que les gens ont senti une sensibilité à leur condition, et qu’ils voteront à chaque fois (on en revient aux élections Etats-Généraux) celui ou celle qu’ils croiront sensible à leur condition. Si les gens ne croient pas que vous êtes sensibles à leurs conditions, comment pourraient-ils croire que vous allez y changer quelque chose ! Encore une fois, c’est sur sa gauche qu’on pourra vaincre le populisme : sensibilité réelle aux conditions du peuple, propositions claires de transformation de ces conditions. Les pleureurs qui se lamentent auraient dû pousser leur candidate à être plus « sociale », ou se constituer en force autonome et affronter le populisme. Le vaincre : Montrer que c’est nous qui comprenons vos problèmes et qui allons prendre les mesures justes pour les résoudre. C’est aussi ce silence, cette absence, qui a élu Michel Martelly.
Lyonel TROUILLOT
dimanche 3 avril 2011
Haïti-2e tour présidentielles/Résultats non-officiels: Manigat 51,28%, Martelly 47,04%
Une variante possible de la répartition des voix

____________________________________________
La répartition des voix hypothétique, consignée au tableau ci-dessus, est basée sur les pourcentages reçus d'une source crédible.
Voici la teneur du message reçu le jeudi 31 mars 2011 à 23h00:
«Résultats des Élections (Mirlande Manigat 56 ieme Presidente d'Haiti)»
«Les résultats sont les suivants:
Nord-Ouest.- Mirlande Manigat 58.9% Michel Martelly 41.1 %
Artibonite.- Mirlande Manigat 62.9% Michel Martelly 37.1%
Nord.- Mirlande Manigat 49.3% Michel Martelly 50.6%
Nord-Est.- Mirlande Manigat 60.4% Michel Martelly 39.5%
Ouest.- Mirlande Manigat 24.2% Michel Martelly 75.7%
Centre.- Mirlande Manigat 68.4% Michel Martelly 31.5%
Sud-Est.- Mirlande Manigat 54.8% Michel Martelly 45.1%
Sud.- Mirlande Manigat 48.7% Michel Martelly 51.2%
Nippes.- Mirlande Manigat 66.5% Michel Martelly 27.4%
Grande Anse.- Mirlande Manigat 72.7% Michel Martelly 26.2%
82.2% des PV ont été acceptés et 17.8% ont été annulés.
Les elections ont été gagnées par Mirlande Manigat avec 51.28% des suffrages exprimés contre 47.04% pour Michel Martelly.
Il y a eu 1.68% de bulletins blancs.»

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La répartition des voix hypothétique, consignée au tableau ci-dessus, est basée sur les pourcentages reçus d'une source crédible.
Voici la teneur du message reçu le jeudi 31 mars 2011 à 23h00:
«Résultats des Élections (Mirlande Manigat 56 ieme Presidente d'Haiti)»
«Les résultats sont les suivants:
Nord-Ouest.- Mirlande Manigat 58.9% Michel Martelly 41.1 %
Artibonite.- Mirlande Manigat 62.9% Michel Martelly 37.1%
Nord.- Mirlande Manigat 49.3% Michel Martelly 50.6%
Nord-Est.- Mirlande Manigat 60.4% Michel Martelly 39.5%
Ouest.- Mirlande Manigat 24.2% Michel Martelly 75.7%
Centre.- Mirlande Manigat 68.4% Michel Martelly 31.5%
Sud-Est.- Mirlande Manigat 54.8% Michel Martelly 45.1%
Sud.- Mirlande Manigat 48.7% Michel Martelly 51.2%
Nippes.- Mirlande Manigat 66.5% Michel Martelly 27.4%
Grande Anse.- Mirlande Manigat 72.7% Michel Martelly 26.2%
82.2% des PV ont été acceptés et 17.8% ont été annulés.
Les elections ont été gagnées par Mirlande Manigat avec 51.28% des suffrages exprimés contre 47.04% pour Michel Martelly.
Il y a eu 1.68% de bulletins blancs.»
vendredi 1 avril 2011
Cuba. Le régime est engagé discrètement sur la voie du capitalisme.
Source: yahoo.com, jeudi 31 mars 2011.
Par Normand Lester
Le parti communiste cubain tient ce mois-ci son premier congrès en 14 ans. Il va coïncider avec le 50e anniversaire de la victoire de la jeune révolution castriste contre les forces contre-révolutionnaires soutenues par la CIA à la baie des Cochons en 1961.
Le régime peut être fier de quelques réalisations dans le domaine de la santé et de l'éducation, mais à quel prix? Cinquante ans de bourrage de crâne, de censure, de répression politique et de privation de liberté qui ont fait fuir la totalité de la classe moyenne en Floride. La hargne et l'acharnement des États-Unis, entretenus par les exilés de Miami, ont contribué au blocage politique à La Havane. Mais le temps a fait son œuvre. La révolution cubaine est morte depuis longtemps et ses dirigeants, ceux qui ne sont pas encore à l'hospice, sont caricaturaux. Castro, 84 ans, a remis les rênes du pouvoir à son jeune frère Raoul, 79 ans. Le régime ramollit. Il a libéré ces derniers mois les 75 derniers prisonniers politiques de l'île.
Le congrès de La Havane va entériner sans le dire l'ouverture du pays à l'entreprise privée. Déjà en septembre dernier, Raoul Castro a renié le castrisme et le communisme en annonçant qu'il allait mettre un million de fonctionnaires à pied en abolissant leurs postes. Ils sont invités à créer leur propre entreprise ou à fonder des coopératives. Mieux, l'État communiste va avancer de l'argent aux entrepreneurs en herbe qui veulent se lancer en affaires. Je me demande comment la CSN et les syndicats de la fonction publique accueilleraient ici de telles mesures. De quoi déprimer les membres de Québec Solidaire qui durant leur congrès récent ont adopté une série de propositions qui vont à l'encontre des mesures adoptées par leurs camarades compagnons de lutte cubains.
Nos gauchistes québécois veulent resserrer le contrôle de l'état sur la totalité de l'activité économique alors que la planète entière, y compris les anciens états ultracommunistes comme le Viêt Nam, la Chine et Cuba rejettent le modèle marxiste qui a échoué catastrophiquement partout où il a été appliqué. Françoise David s'est retiré temporairement de co-présidence de Québec Solidaire pour écrire un manifeste politique. J'ai bien hâte de le lire.
Nos progressistes sont généralement en retard d'une révolution et de deux modes intellectuelles.
Les communistes cubains masquent leur reniement de la Cause derrière des slogans verbeux. Le programme de libéralisation de l'économie qui va être présenté au congrès de La Havane s'intitule « Seul le socialisme est capable de surmonter les difficultés et de préserver les conquêtes de la Révolution ». Officiellement le régime cubain va rester communiste. Comme les régimes vietnamiens et chinois qui le sont toujours.
Les Chinois sont peut-être des camarades communistes, mais ils exigent que les remboursements de prêts soient versés selon les échéanciers prévus. Business is Business.
La Chine, qui prête beaucoup d'argent à Cuba (comme elle finance aussi les États-Unis) conseille Raoul Castro sur la façon de décentraliser et de libéraliser le régime en maintenant l'image de marque « communiste ».
Il faut faire attention à l'image. Jadis l'URSS subventionnait les besoins en pétrole de Cuba. Depuis l'effondrement du communisme en Russie, Cuba s'est tourné vers le Venezuela pour obtenir du pétrole à prix d'amis. Hugo Chavez, celui qui se voit comme le porteur de la flamme socialiste et révolutionnaire en Amérique latine n'apprécierait pas du tout que La Havane embrasse trop ouvertement l'entreprise privée et le capitalisme.
Par Normand Lester
Le parti communiste cubain tient ce mois-ci son premier congrès en 14 ans. Il va coïncider avec le 50e anniversaire de la victoire de la jeune révolution castriste contre les forces contre-révolutionnaires soutenues par la CIA à la baie des Cochons en 1961.
Le régime peut être fier de quelques réalisations dans le domaine de la santé et de l'éducation, mais à quel prix? Cinquante ans de bourrage de crâne, de censure, de répression politique et de privation de liberté qui ont fait fuir la totalité de la classe moyenne en Floride. La hargne et l'acharnement des États-Unis, entretenus par les exilés de Miami, ont contribué au blocage politique à La Havane. Mais le temps a fait son œuvre. La révolution cubaine est morte depuis longtemps et ses dirigeants, ceux qui ne sont pas encore à l'hospice, sont caricaturaux. Castro, 84 ans, a remis les rênes du pouvoir à son jeune frère Raoul, 79 ans. Le régime ramollit. Il a libéré ces derniers mois les 75 derniers prisonniers politiques de l'île.
Le congrès de La Havane va entériner sans le dire l'ouverture du pays à l'entreprise privée. Déjà en septembre dernier, Raoul Castro a renié le castrisme et le communisme en annonçant qu'il allait mettre un million de fonctionnaires à pied en abolissant leurs postes. Ils sont invités à créer leur propre entreprise ou à fonder des coopératives. Mieux, l'État communiste va avancer de l'argent aux entrepreneurs en herbe qui veulent se lancer en affaires. Je me demande comment la CSN et les syndicats de la fonction publique accueilleraient ici de telles mesures. De quoi déprimer les membres de Québec Solidaire qui durant leur congrès récent ont adopté une série de propositions qui vont à l'encontre des mesures adoptées par leurs camarades compagnons de lutte cubains.
Nos gauchistes québécois veulent resserrer le contrôle de l'état sur la totalité de l'activité économique alors que la planète entière, y compris les anciens états ultracommunistes comme le Viêt Nam, la Chine et Cuba rejettent le modèle marxiste qui a échoué catastrophiquement partout où il a été appliqué. Françoise David s'est retiré temporairement de co-présidence de Québec Solidaire pour écrire un manifeste politique. J'ai bien hâte de le lire.
Nos progressistes sont généralement en retard d'une révolution et de deux modes intellectuelles.
Les communistes cubains masquent leur reniement de la Cause derrière des slogans verbeux. Le programme de libéralisation de l'économie qui va être présenté au congrès de La Havane s'intitule « Seul le socialisme est capable de surmonter les difficultés et de préserver les conquêtes de la Révolution ». Officiellement le régime cubain va rester communiste. Comme les régimes vietnamiens et chinois qui le sont toujours.
Les Chinois sont peut-être des camarades communistes, mais ils exigent que les remboursements de prêts soient versés selon les échéanciers prévus. Business is Business.
La Chine, qui prête beaucoup d'argent à Cuba (comme elle finance aussi les États-Unis) conseille Raoul Castro sur la façon de décentraliser et de libéraliser le régime en maintenant l'image de marque « communiste ».
Il faut faire attention à l'image. Jadis l'URSS subventionnait les besoins en pétrole de Cuba. Depuis l'effondrement du communisme en Russie, Cuba s'est tourné vers le Venezuela pour obtenir du pétrole à prix d'amis. Hugo Chavez, celui qui se voit comme le porteur de la flamme socialiste et révolutionnaire en Amérique latine n'apprécierait pas du tout que La Havane embrasse trop ouvertement l'entreprise privée et le capitalisme.
jeudi 31 mars 2011
Le Mémoire du RDNP et Alliés Contre les Fraudes Electorales du 20 mars 2011
Source: RDNP
Port-au-Prince le 24 mars 2011
M. Gaillot Dorsainvil Président du Conseil Electoral Provisoire
En ses bureaux
Mesdames et Messieurs, Président et Membres du Conseil Electoral Provisoire,
Le second tour du scrutin présidentiel et législatif a eu lieu sur toute l’étendue du territoire national le 20 mars dernier. C’est un fait incontestable, et nous remercions patriotiquement le peuple haïtien qui a su répondre à ce grand rendez-vous historique en dépit de son désarroi récurent. Car, sans sa participation, le monde parlerait aujourd’hui de rendez-vous manqué.
Nous tenons à féliciter également le Conseil Electoral Provisoire d’avoir tiré des leçons du premier tour dans un pays où certains parlent de propension à l’amnésie collective.
En effet, l’Institution électorale a aidé les électeurs à retrouver facilement leurs centres et bureaux de vote. Plus de mille huit cent quatre vingt (1880) orienteurs ont été embauchés par le conseil électoral provisoire, ce qui a permis aux électeurs de retrouver leurs noms sur les différentes listes électorales partielles. Un effort considérable a été consenti par le CEP pour assurer la formation des agents de sécurité électorale (ASE) et des membres de bureaux de vote.
Les fonctionnaires de l’Institution électorale ont mis des bouchées doubles pour aider les électeurs à identifier l’adresse de leurs centres de vote. Cependant, il y a lieu de faire remarquer que malgré les nombreuses dispositions prises par le Conseil Electoral Provisoire, la journée du 20 mars s’est déroulée avec des irrégularités, les unes plus inacceptables que les autres.
Jusqu'à la fermeture des bureaux de vote, il a été possible d’observer les irrégularités suivantes au cours de la journée électorale :
Département du Sud-est
Dans les communes de Cote de fer, de Bainet et de la Vallée de Jacmel, les urnes ont été systématiquement bourrées par la machine frauduleuse mise en place par le candidat Michel Martelly. Les procès-verbaux de la grande majorité des bureaux de vote témoignent d’un nombre de bulletins dépassant largement le taux de participation de l’électorat. L’écart falaise constaté entre le taux de participation dans l’arrondissement de Bainet et celui de Belle-Anse constitue une anomalie en matière de statistique électorale.
Le nombre de votants enregistré à Cote de Fer est trois (3) fois supérieur à celui de Belle-Anse. ( !!!) Alors que la population de cette dernière est de loin supérieure à celle de Cote de Fer.
Dans le Nord-ouest
Dans l’Ile de la Tortue et dans certains centres de vote à Saint-Louis du Nord, le Mal est mal fait. Le bourrage d’urne est patent ! Le nombre de votants dépasse celui des inscrits dans la plupart des bureaux de vote et n’est pas en adéquation avec le taux de participation enregistré dans ce département.
Dans le département du Nord
Le Camp Martelly a mené une opération 80/20 consistant à attribuer systématiquement 80% des votes à Michel Martelly dans pratiquement toutes les communes. Le centre de vote du lycée national Philippe Guerrier est un échantillon parmi tant d’autres. Nous assimilons ce qui s’est passé dans le nord à un arrangement mafieux. Le scandale a d’ailleurs éclaté quarante huit heures après les élections quand des correspondants de presse ont fait état d’une valeur d’un demi-million de dollars américains qui aurait été distribuée aux autorités électorales départementales pour coopter le vote des électeurs; au point ou cela a provoqué l’intervention des autorités militaires et administratives du Département.
Le département de la Grand-Anse
Réputé calme, ce département a été aussi saccagé par les violateurs électoraux du camp Martelly. A Pestel, par exemple, la journée électorale s’est déroulée sous forte pression d’armes à feu. Un nombre impressionnant de voix a été attribué à Michel Martelly. Ce fut un véritable dap piyamp électoral. A Jérémie, la situation n’était pas différente.
Dans les Nippes
A Paillant, les élections ont été carrément volées avec la complicité de certains fonctionnaires électoraux. Tandis que la veille un engin Explosif avait été déposé en la résidence du député Frantz Robert Mondé, coordonnateur de campagne de Mme Mirlande Manigat pour ce département. Il s’agissait clairement d’une manœuvre d’intimidation.
Dans la zone Métropolitaine
En plus de ces irrégularités enregistrées dans les différents départements cités ci-dessus, la zone Métropolitaine a remporté la palme.
Dans les centres de vote des lycées de Pétion-ville, Toussaint Louverture, Guatemala, Alexandre Pétion et Rép. du Pérou des gens ont pu voter alors que leurs noms ne figuraient pas sur les listes électorales partielles correspondant à leurs bureaux de vote et sur les listes d’émargement appropriées. Ce qui représente une violation flagrante de l’article 161 de la loi électorale.
A Pétion ville, le candidat à la présidence de Repons Peyizan, Joseph Michel Martelly, a organisé une véritable manifestation électorale le jour du vote au moment de se rendre aux urnes. Cette manifestation publique au cours de laquelle une pluie de confettis à l’effigie de Martelly a été déferlée sur la foule des électeurs par l’équipe qui accompagnait le candidat aura déloyalement influencé le vote dans la commune de Pétion ville et même dans toute la zone métropolitaine. Car la population la suivait en direct à travers certains medias (DVD disponible). Il importe de signaler que le candidat affichait ostensiblement une tenue aux couleurs rose et blanc de son parti, ce qui prouve qu’il était effectivement en campagne le jour du scrutin. Or, l’article 122-2 de la loi électorale interdit toute manifestation publique en faveur d’un ou plusieurs candidats, d’un ou plusieurs partis, groupements ou regroupements politiques le jour du scrutin et jusqu’à la proclamation des résultats. La loi électorale prévoit une peine d’emprisonnement et une amende de cinq mille (5000) à vingt cinq mille (25000) gourdes pour ce fait qui constitue un délit électoral.
Des observateurs électoraux et des électeurs inquiets ont dénoncé le comportement illégal de certains policiers qui, en plus de voter plusieurs fois, influençaient le vote des électeurs. Certains observateurs électoraux identifiés comme appartenant à une organisation dénommée Mirad ont été signalés à la presse pour leur comportement partisan.
Au centre de vote du building 2004, des Media de la capitale transmettaient en direct l’opération de dépouillement à quatre (4) heures 1⁄4 (quart), alors que les gens votaient encore dans la zone métropolitaine puisque le démarrage tardif des opérations de vote avait porté l’Institution électorale à prolonger d’une heure la journée électorale.
Nous tenons à réaffirmer notre volonté inébranlable de continuer le combat démocratique en vue de faire respecter le vote populaire exprimé le 20 mars 2011. Ce combat doit avoir pour boussole, la vérité, la loi électorale et les principes démocratiques universels.
En conséquence, compte tenu des irrégularités et violences ci-dessus rapportées et dénoncées, nous formulons les recommandations suivantes :
1) Annuler les élections dans les centres de vote de : lycée National de Pétion ville, Ecole Guatemala à Pétion-Ville, Lycée Alexandre Pétion du Bel-Air, Ecole République du Pérou à Martissant, Building 2004.
2) Vérifier si les votants de chaque bureau de vote sont inscrits sur la liste correspondante.
3) S’assurer que les procès-verbaux sont signés par les membres des bureaux de vote.
4) Conduire des enquêtes sérieuses :
- sur le rôle joué par certains agents de la polie nationale D’Haïti et le comportement de certains observateurs électoraux le jour du scrutin
- sur le rôle joué par le président du BED du nord au cours de la journée électorale et les transferts de présidents de BEC de ce département
- sur l’existence d’un lien de causalité entre le scandale du demi-million de dollars américains et l’opération 80/20.
5) Examiner minutieusement tous les Procès-verbaux des zones ci-dessus énoncées et particulièrement ceux des centres de vote de l’Anse à Veau, Paillant, les Cayes, Terrier Rouge, l’Ile de la Tortue, Bainet, Cotes de Fer, La Vallée et ceux du département du Nord.
6) Appliquer la sanction prévue aux articles 122-2 et 194 de la loi électorale contre le candidat Michel Martelly.
7) Traduire devant les tribunaux les auteurs, co-auteurs, intellectuels ou matériels, complices directs ou indirects des infractions électorales commises le jour du vote.
8) Utiliser les recommandations de L’ OEA dans le traitement des résultats du second tour.
Espérant que nos recommandations retiendront l’attention de tous les membres du Conseil Electoral Provisoire et confiants dans l’impartialité de l’Institution, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les Président et membres du CEP, nos patriotiques salutations.
André Michel, av.
Wilmine R. Saint-Pierre, av.
CC : M. Jean Thelève Pierre Toussaint, Vice Président
M. Raphael Leonel, Secrétaire Général
M. Jacques Belzin, Trésorier
Mme. Ginette Cherubin, Membre
Mme. Laurette Croyance, Membre
M. Ennel Desir, Membre
M. Antenor Guerrier, Membre
M. Ribel Pierre, membre
Port-au-Prince le 24 mars 2011
M. Gaillot Dorsainvil Président du Conseil Electoral Provisoire
En ses bureaux
Mesdames et Messieurs, Président et Membres du Conseil Electoral Provisoire,
Le second tour du scrutin présidentiel et législatif a eu lieu sur toute l’étendue du territoire national le 20 mars dernier. C’est un fait incontestable, et nous remercions patriotiquement le peuple haïtien qui a su répondre à ce grand rendez-vous historique en dépit de son désarroi récurent. Car, sans sa participation, le monde parlerait aujourd’hui de rendez-vous manqué.
Nous tenons à féliciter également le Conseil Electoral Provisoire d’avoir tiré des leçons du premier tour dans un pays où certains parlent de propension à l’amnésie collective.
En effet, l’Institution électorale a aidé les électeurs à retrouver facilement leurs centres et bureaux de vote. Plus de mille huit cent quatre vingt (1880) orienteurs ont été embauchés par le conseil électoral provisoire, ce qui a permis aux électeurs de retrouver leurs noms sur les différentes listes électorales partielles. Un effort considérable a été consenti par le CEP pour assurer la formation des agents de sécurité électorale (ASE) et des membres de bureaux de vote.
Les fonctionnaires de l’Institution électorale ont mis des bouchées doubles pour aider les électeurs à identifier l’adresse de leurs centres de vote. Cependant, il y a lieu de faire remarquer que malgré les nombreuses dispositions prises par le Conseil Electoral Provisoire, la journée du 20 mars s’est déroulée avec des irrégularités, les unes plus inacceptables que les autres.
Jusqu'à la fermeture des bureaux de vote, il a été possible d’observer les irrégularités suivantes au cours de la journée électorale :
Département du Sud-est
Dans les communes de Cote de fer, de Bainet et de la Vallée de Jacmel, les urnes ont été systématiquement bourrées par la machine frauduleuse mise en place par le candidat Michel Martelly. Les procès-verbaux de la grande majorité des bureaux de vote témoignent d’un nombre de bulletins dépassant largement le taux de participation de l’électorat. L’écart falaise constaté entre le taux de participation dans l’arrondissement de Bainet et celui de Belle-Anse constitue une anomalie en matière de statistique électorale.
Le nombre de votants enregistré à Cote de Fer est trois (3) fois supérieur à celui de Belle-Anse. ( !!!) Alors que la population de cette dernière est de loin supérieure à celle de Cote de Fer.
Dans le Nord-ouest
Dans l’Ile de la Tortue et dans certains centres de vote à Saint-Louis du Nord, le Mal est mal fait. Le bourrage d’urne est patent ! Le nombre de votants dépasse celui des inscrits dans la plupart des bureaux de vote et n’est pas en adéquation avec le taux de participation enregistré dans ce département.
Dans le département du Nord
Le Camp Martelly a mené une opération 80/20 consistant à attribuer systématiquement 80% des votes à Michel Martelly dans pratiquement toutes les communes. Le centre de vote du lycée national Philippe Guerrier est un échantillon parmi tant d’autres. Nous assimilons ce qui s’est passé dans le nord à un arrangement mafieux. Le scandale a d’ailleurs éclaté quarante huit heures après les élections quand des correspondants de presse ont fait état d’une valeur d’un demi-million de dollars américains qui aurait été distribuée aux autorités électorales départementales pour coopter le vote des électeurs; au point ou cela a provoqué l’intervention des autorités militaires et administratives du Département.
Le département de la Grand-Anse
Réputé calme, ce département a été aussi saccagé par les violateurs électoraux du camp Martelly. A Pestel, par exemple, la journée électorale s’est déroulée sous forte pression d’armes à feu. Un nombre impressionnant de voix a été attribué à Michel Martelly. Ce fut un véritable dap piyamp électoral. A Jérémie, la situation n’était pas différente.
Dans les Nippes
A Paillant, les élections ont été carrément volées avec la complicité de certains fonctionnaires électoraux. Tandis que la veille un engin Explosif avait été déposé en la résidence du député Frantz Robert Mondé, coordonnateur de campagne de Mme Mirlande Manigat pour ce département. Il s’agissait clairement d’une manœuvre d’intimidation.
Dans la zone Métropolitaine
En plus de ces irrégularités enregistrées dans les différents départements cités ci-dessus, la zone Métropolitaine a remporté la palme.
Dans les centres de vote des lycées de Pétion-ville, Toussaint Louverture, Guatemala, Alexandre Pétion et Rép. du Pérou des gens ont pu voter alors que leurs noms ne figuraient pas sur les listes électorales partielles correspondant à leurs bureaux de vote et sur les listes d’émargement appropriées. Ce qui représente une violation flagrante de l’article 161 de la loi électorale.
A Pétion ville, le candidat à la présidence de Repons Peyizan, Joseph Michel Martelly, a organisé une véritable manifestation électorale le jour du vote au moment de se rendre aux urnes. Cette manifestation publique au cours de laquelle une pluie de confettis à l’effigie de Martelly a été déferlée sur la foule des électeurs par l’équipe qui accompagnait le candidat aura déloyalement influencé le vote dans la commune de Pétion ville et même dans toute la zone métropolitaine. Car la population la suivait en direct à travers certains medias (DVD disponible). Il importe de signaler que le candidat affichait ostensiblement une tenue aux couleurs rose et blanc de son parti, ce qui prouve qu’il était effectivement en campagne le jour du scrutin. Or, l’article 122-2 de la loi électorale interdit toute manifestation publique en faveur d’un ou plusieurs candidats, d’un ou plusieurs partis, groupements ou regroupements politiques le jour du scrutin et jusqu’à la proclamation des résultats. La loi électorale prévoit une peine d’emprisonnement et une amende de cinq mille (5000) à vingt cinq mille (25000) gourdes pour ce fait qui constitue un délit électoral.
Des observateurs électoraux et des électeurs inquiets ont dénoncé le comportement illégal de certains policiers qui, en plus de voter plusieurs fois, influençaient le vote des électeurs. Certains observateurs électoraux identifiés comme appartenant à une organisation dénommée Mirad ont été signalés à la presse pour leur comportement partisan.
Au centre de vote du building 2004, des Media de la capitale transmettaient en direct l’opération de dépouillement à quatre (4) heures 1⁄4 (quart), alors que les gens votaient encore dans la zone métropolitaine puisque le démarrage tardif des opérations de vote avait porté l’Institution électorale à prolonger d’une heure la journée électorale.
Nous tenons à réaffirmer notre volonté inébranlable de continuer le combat démocratique en vue de faire respecter le vote populaire exprimé le 20 mars 2011. Ce combat doit avoir pour boussole, la vérité, la loi électorale et les principes démocratiques universels.
En conséquence, compte tenu des irrégularités et violences ci-dessus rapportées et dénoncées, nous formulons les recommandations suivantes :
1) Annuler les élections dans les centres de vote de : lycée National de Pétion ville, Ecole Guatemala à Pétion-Ville, Lycée Alexandre Pétion du Bel-Air, Ecole République du Pérou à Martissant, Building 2004.
2) Vérifier si les votants de chaque bureau de vote sont inscrits sur la liste correspondante.
3) S’assurer que les procès-verbaux sont signés par les membres des bureaux de vote.
4) Conduire des enquêtes sérieuses :
- sur le rôle joué par certains agents de la polie nationale D’Haïti et le comportement de certains observateurs électoraux le jour du scrutin
- sur le rôle joué par le président du BED du nord au cours de la journée électorale et les transferts de présidents de BEC de ce département
- sur l’existence d’un lien de causalité entre le scandale du demi-million de dollars américains et l’opération 80/20.
5) Examiner minutieusement tous les Procès-verbaux des zones ci-dessus énoncées et particulièrement ceux des centres de vote de l’Anse à Veau, Paillant, les Cayes, Terrier Rouge, l’Ile de la Tortue, Bainet, Cotes de Fer, La Vallée et ceux du département du Nord.
6) Appliquer la sanction prévue aux articles 122-2 et 194 de la loi électorale contre le candidat Michel Martelly.
7) Traduire devant les tribunaux les auteurs, co-auteurs, intellectuels ou matériels, complices directs ou indirects des infractions électorales commises le jour du vote.
8) Utiliser les recommandations de L’ OEA dans le traitement des résultats du second tour.
Espérant que nos recommandations retiendront l’attention de tous les membres du Conseil Electoral Provisoire et confiants dans l’impartialité de l’Institution, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs les Président et membres du CEP, nos patriotiques salutations.
André Michel, av.
Wilmine R. Saint-Pierre, av.
CC : M. Jean Thelève Pierre Toussaint, Vice Président
M. Raphael Leonel, Secrétaire Général
M. Jacques Belzin, Trésorier
Mme. Ginette Cherubin, Membre
Mme. Laurette Croyance, Membre
M. Ennel Desir, Membre
M. Antenor Guerrier, Membre
M. Ribel Pierre, membre
mardi 29 mars 2011
Announcement of Haiti vote results to be delayed
Elections officials announced that they plan to delay releasing preliminary results until Monday.
Source: miamiherald.com, March 29, 2011
By JACQUELINE CHARLES jcharles@Miamiherald.com
Source: miamiherald.com, March 29, 2011
By JACQUELINE CHARLES jcharles@Miamiherald.com
PORT-AU-PRINCE -- Haiti elections officials are delaying the announcement of preliminary elections results in the country’s presidential and legislative elections until Monday.
The preliminary announcement over who won the March 20 runoff presidential elections that pitted Michel “Sweet Micky’’ Martelly, 50, against former first lady Mirlande Manigat, 70, was due Thursday.
But on Tuesday, elections officials released a communiqué saying that the volume and verification of the vote required that the announcement be delayed by four days.
“The volume of the tally sheets examined by the lawyers in the vote tabulation center has been augmented significantly,’’ the announcement said. “The tabulation center’s primary mission is to protect the integrity of the election and the vote.’’
In the first round, only about 10 percent of the tally sheets were inspected. Now, more than 15,200 or 60 percent of all the tally sheets that arrived in the voting tabulation center following the runoff have been set aside for inspection of fraud.
Because of this, “the verification process by the lawyers is much larger and more complex and longer for each tally sheet particularly for those regarding the presidential elections,’’ the communiqué said. Workers must open all of the bags and verify the voting identifications with barcode readers. The bags and tally sheets are also inspected for tampering.
Also impacting the process are a number of recommendations the Organization of American States asked elections officials to put in place following the chaotic and fraud-ridden first round to ensure the integrity of the vote.
Foreign observers say some fraud is being discovered, although different from the simple ballot stuffing of the first round.
NDCDP-Politique.- Here is the CEP's communiqué: CEP, Communiqué no. 91, 29 mars 2011.
jeudi 24 mars 2011
Haïti/Deuxième tour présidentielles 2011/Simulation conditionnelle des résultats (tentative no. 1)
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Par Dr. Pierre Montès
LCDP-Politique, 24 mars 2011
Une simulation est une variante possible de la réalité.
Selon cette simulation, la candidate Mirlande Manigat obtiendrait 52,6% des voix et le candidat Michel Martelly, 47,4% des voix.

Le CEP n'ayant pas encore commencé à publier les résultats préliminaires du deuxième tour des présidentielles 2011, nous avons procédé à une estimation basée sur les pourcentages avancés par les Alliés de la candidate du RDNP pour sept des dix départements géographiques du pays au cours de leur conférence de presse du 23 mars 2011 (1).
Pour les trois autres départements, les pourcentages mesurés par le dernier sondage BRIDES (17 mars 2011) ont été utilisés pour fin de simulation.
Selon cette simulation, la candidate Mirlande Manigat obtiendrait 52,6% des voix et le candidat Michel Martelly, 47,4% des voix.
Au moment d'écrire ces lignes, nous apprenons que le CEP a révisé le nombre d'électeurs potentiels sur la base d'une étude récente de l'OEA qui établit le nombre d'électeurs décédés à 432 347. Ainsi, le nombre d'électeurs potentiels passe de 4 712 693 à 4 290 540, selon le CEP (3). Nous notons que la différence entre ces deux nombre est de 422 153 et non 432 347. Le CEP n'a pas fourni d'explication pour justifier cette apparente inconsistance. De même la répartition des électeurs décédés par département n'est pas indiquée. On suppose que ces décès soient principalement concentrés dans l'OUEST et le SUD-EST (à cause du séisme du 12 janvier 2010 qui a affecté surtout ces deux départements du pays). Nous n'avons pas tenu compte de ces nouveaux chiffres dans la simulation, mais ils sont mentionnés au bas du tableau ci-dessus. De toutes facons, cela ne changera pas de façon sensible les pourcentages simulés pour les deux candidats et ne renversera pas le classement des deux candidats obtenu dans cette simulation, à savoir: Madame Mirlande Manigat, victorieuse au second tour, Présidente d'Haïti.
Une mise à jour de ce travail sera effectuée, si nécessaire, quand de nouvelles données ou informations seront disponibles, avant la publication des résultats officiels par le CEP d'ici au 31 mars 2011.
__________________
(1) Conférence des Alliés de la candidate du RDNP: LCDP-Politique, 23 mars 2011.
(2) Sondage BRIDES: LCDP-Politique, 18 mars 2011.
(3) CEP, communiqué de presse #90, 24 mars 2011.
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