Par Dr. Pierre Montès
Aujourd'hui, 18 mai 2012, c'est l'anniversaire de la création du drapeau de l'Armée indigène qui luttait contre les forces esclavagistes à Saint-Domingue.
Le drapeau fut créé le 18 mai 1803 à l'Arcahaie par l'Armée indigène sous le commandement du Général Jean-Jacques Dessalines. Ce dernier allait amener ses troupes d'anciens esclaves et de mulâtres affranchis vers la victoire finale sur l'Armée française, le 18 novembre 1803.
Aucun haïtien ne peut concevoir son pays, Haïti, sans son Armée, sans son Armée indigène.
Si vous voulez qu'Haïti reste occupée par une Armée étrangère, la MINUSTAH, opposez-vous à la remise sur pied des FADH.
Si au contraire vous voulez vous affranchir de l'Armée étrangère, la MINUSTAH, exigez du Président Michel Martelly la remise sur pied des FADH: il posera cet acte politique et historique qui lui permettra d'inscrire un sixème E parmi ses priorités, et, en créole s'il vous plaît: "ENDÉPANDANS POLITIK" (En créole "EN" se prononce comme "IN" en français.).
Puisque le budget semble constituer l'obstacle principal, selon ceux qui sont contre le rétablissement des FADH modernisées, j''ai proposé dans un récent article (1) de recourir à la méthode du Général Christophe pour qu'Haïti soit capable de remettre seule, immédiatement, et, à coût initial nul, les forces armées (FADH).
Il s'agirait, sans diminuer la qualité des services offerts par la Police nationale actuelle (PNH), de la diviser en deux parties distinctes et
indépendantes. L'une des parties formerait la PNH dans sa structure
actuelle, l'autre partie constituerait, sous un commandement nouveau et distinct, les nouvelles et modernes Forces Armées d'Haïti (FADH). On adjoindrait aux nouvelles FADH les membres des anciennes FADH qui n'ont pas encore atteint l'âge de la retraite.
Les
policiers de la PNH qui seraient reconvertis en militaires des nouvelles FADH, conserveraient le salaire qu'ils ont déjà dans la PNH actuelle; ce salaire serait transféré de la PNH actuelle vers les nouvelles FADH et serait administré par les nouvelles FADH. C'est clair comme l'eau de roche. Le budget, les effectifs et les équipements tant de la PHN réaménagée que des nouvelles FADH seraient augmentés avec le temps selon les besoins et les moyens qui seront disponibles.
Je parie que les policiers de la PNH actuelle seraient en très grand nombre à vouloir passer sous le commandement des nouvelles FADH. Le nombre de policiers qui seraient admis à passer de la PNH actuelle aux nouvelles FADH serait déterminé de manière que l'effectif réduit de la PNH lui permette d'offrir à la population les mêmes services avec la même qualité qu'avant: c'est en cela que consiste ce que j'appelle la méthode Christophe que chaque haïtien connaît bien d'ailleurs. À titre d'exemples, si la PNH dispose en 2012 de 12 000 policiers (2), on réduirait ce nombre à 8 000; les 4 000 policiers retirés de la PNH seraient transférés avec leur salaire aux nouvelles FADH. Si au contraire la PNH dispose en 2012 de 9 000 policiers, on réduirait ce nombre à 6 000; les 3 000 policiers retirés de la PNH seraient transférés avec leur salaire aux nouvelles FADH.
De plus, un certain nombre d'ingénieurs, de médecins, d'avocats et d'autres professionnels qui travaillent actuellement dans certains ministères et certains organismes étatiques seraient transférés avec leur salaire aux nouvelles FADH pour constituer le noyau de départ des professionnels et des techniciens spécialisés des nouvelles FADH.
En plus de protéger les côtes, la frontière et l'espace aérien d'Haïti, les FADH seraient affectées à des tâches de développement et de reconstruction du pays.
Le 18 mai 2012, fête du drapeau en Haïti, est le jour tout indiqué pour relancer la question de la remise sur pied des FADH.
Président Martelly, ça presse, les FADH. Je sais que vous le savez bien. Allez-y! L'ENDÉPANDANS POLITIK passe par la présence permanente des FADH sur le terrain en lieu et place de la MINUSTAH.
___________________
(1) Haïti: Remettre l'Armée sur pied, LCDP-Politique.
(2) Police nationale d'Haïti (PNH), Wikipédia.
vendredi 18 mai 2012
mercredi 16 mai 2012
France / Neuf Elections Présidentielles à Deux Tours entre 1965 et 2012.
Par Dr. Pierre Montès
Nous avons compilé ci-après les résultats des deux tours des élections présidentielles en France de 1965 à 2012.
La dernière colonne du tableau contient un facteur que j'ai nommé alpha en 2011 (*). On suppose que les électeurs qui ont voté pour chacun des deux candidats arrivés en tête au premier tour, ont encore voté pour le même candidat au second tour (c'est-à-dire, dans les mêmes proportions). On cherche, sous cette hypothèse, à évaluer comment les autres électeurs du premier tour auraient voté au second tour. Le facteur alpha exprime quantitativement le vote de ces électeurs dont le candidat a perdu au premier tour.
Le
facteur alpha exprime donc, pour un candidat donné (1er ou 2e au premier tour), la
proportion des électeurs qui ont voté pour lui au second tour et qui n'avaient
pas voté pour les deux premiers candidats au premier tour.
Aux élections du 6 mai dernier, on voit que le facteur alpha était de 0,52 pour François Hollande et de 0,48 pour Nicolas Sarkozy. Ces facteurs alpha, dans ces élections-ci, ressemblent aux résultats du second tour dans pour l'ensemble des électeurs: François Hollande 51,6%, Nicolas Sarkozy 48,4% .
Le second tour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen demeure une exception (qui était prévisible) dans l'histoire des seconds tours en France. En effet, dans ce cas précis, le facteur alpha pour Chirac s'était établi à 0,985, tandis qu'il n'était que de 0,015 pour Le Pen. Cela signifierait que Le Pen, au second tour, n'aurait pas réussi à gagner le vote d'électeurs qui n'avaient pas voté pour lui au premier tour.
Tableau des résultats de neuf élections présidentelles en France
(1965-2012).
_______________________________
(*) Haïti - Élections 2010-2011, LCDP-Politique, 9 avril 2011.
lundi 14 mai 2012
Sarkozy-Hollande : une passation des pouvoirs tout en "sobriété"
Par Arnaud Leparmentier, David Revault d'Allonnes et Thomas Wieder
Source: lemonde.fr, 14 mai 2012
Entre le président entrant et le sortant, rendez-vous a été pris mardi 15 mai à 10 heures pour un entretien de vingt minutes au cours duquel, après avoir accueilli François Hollande, Nicolas Sarkozy évoquera avec lui quelques dossiers stratégiques.
Pour lire la suite dans le journal Le Monde, cliquez ici.
Source: lemonde.fr, 14 mai 2012
Entre le président entrant et le sortant, rendez-vous a été pris mardi 15 mai à 10 heures pour un entretien de vingt minutes au cours duquel, après avoir accueilli François Hollande, Nicolas Sarkozy évoquera avec lui quelques dossiers stratégiques.
Pour lire la suite dans le journal Le Monde, cliquez ici.
dimanche 13 mai 2012
Haïti/ Michèle Pierre-Louis, ex-Première ministre, critique le peu d'efforts de la communauté internationale dans la reconstruction.
Michèle Pierre-Louis, ex-première ministre d'Haïti.
Photo: Radio-Canada, mai 2012
Selon Madame Michèle Pierre-Louis, il est difficile de constater les efforts de reconstruction à Port-au-Prince aujourd'hui. Elle reproche à la communauté internationale de ne pas investir dans les
institutions étatiques haïtiennes et de laisser le gouvernement du pays dans un
état de faiblesse constant.
Cliquez sur le lien suivant pour prendre connaissance davantage de son intervention:
SRC/ Intervention de Michèle Pierre-Louis, 8 mai 2012.
Haïti: Remettre l'Armée sur pied
Par Dr. Pierre Montès
Je ne serai pas long.
Si j'étais président de la République j'aurais remis immédiatement en fonction les FADH.
Comment ?
Je m'inspirerais de la méthode du Général progressiste Henri Christophe.
En quoi consiste cette méthode ?
Quand 100 soldats ne pouvaient faire un travail, on rapporte que Christophe demandait et obtenait que 50 d'entre eux seulement fissent le travail que les 100 soldats n'étaient pas capables de faire.
En d'autres termes, si j'étais président aujourd'hui, j'aurais divisé la Police nationale (PNH) en deux parties distinctes et indépendantes. L'une des parties constituerait la PNH dans sa structure actuelle, l'autre partie serait placée sous un commandement distinct sous le nom de Forces Armées d'Haïti (FADH) et serait entrainée en conséquence.
Le budget actuel de la PNH serait alors scindé en deux: une partie serait allouée à la PNH dont l'effectif aurait été réduit dans cette opération, l'autre partie irait à la nouvelle FADH.
Une telle opération à coût nul serait acceptable pour et acceptée par les amis d'Haïti et les haïtiens eux-mêmes.
Par la suite, les effectifs des deux forces indépendantes augmenteraient avec le temps selon les besoins et selon les fonds disponibles.
Je ne serai pas long.
Si j'étais président de la République j'aurais remis immédiatement en fonction les FADH.
Comment ?
Je m'inspirerais de la méthode du Général progressiste Henri Christophe.
En quoi consiste cette méthode ?
Quand 100 soldats ne pouvaient faire un travail, on rapporte que Christophe demandait et obtenait que 50 d'entre eux seulement fissent le travail que les 100 soldats n'étaient pas capables de faire.
En d'autres termes, si j'étais président aujourd'hui, j'aurais divisé la Police nationale (PNH) en deux parties distinctes et indépendantes. L'une des parties constituerait la PNH dans sa structure actuelle, l'autre partie serait placée sous un commandement distinct sous le nom de Forces Armées d'Haïti (FADH) et serait entrainée en conséquence.
Le budget actuel de la PNH serait alors scindé en deux: une partie serait allouée à la PNH dont l'effectif aurait été réduit dans cette opération, l'autre partie irait à la nouvelle FADH.
Une telle opération à coût nul serait acceptable pour et acceptée par les amis d'Haïti et les haïtiens eux-mêmes.
Par la suite, les effectifs des deux forces indépendantes augmenteraient avec le temps selon les besoins et selon les fonds disponibles.
« S'ils étaient l'Armée, ils m'obéiraient »
| Compte-rendu d'une entrevue accordée par le Président Michel Martelly aux journalistes Frantz Duval et Robenson Geffrard, Compte-rendu réalisé par ces mêmes journalistes. |
Jamais le président de la République n'a été aussi tranchant sur le dossier des civils armés. Ils seront obligés de quitter les camps qu'ils occupent à travers le pays, a déclaré Michel Martelly. D'ailleurs, ce désordre provoqué par des bandes armées retarde le plan présidentiel pour la nouvelle force. Il a fait savoir qu'il va se concentrer maintenant sur le renforcement de la police nationale.
Haïti: Ils n'ont plus le choix. Ils doivent partir. Les hommes en treillis ont eux-mêmes compliqué leur situation en refusant de respecter les ordres du président de la République. Michel Martelly est fâché contre eux. « Si effectivement c'était l'armée, ils obéiraient, parce que le président de la République est le chef suprême de l'armée », a-t-il martelé dans une interview accordée, jeudi, au Nouvelliste.
Pour le chef de l'Etat, le comportement des civils armés le met dans une position de faiblesse. « Je ne parlerai pas de l'armée tant qu'ils ne quitteront pas les camps qu'ils occupent. Et, qu'ils le veuillent ou non, ils seront obligés de partir. C'est le désordre et le chaos... » Le locataire du palais national estime que l'agissement de ces hommes et femmes en treillis fait plus de mal que de bien à leurs revendications. Ils ne font que retarder le processus de la mise en place d'une armée.
Selon lui, personne ne s'intéresse maintenant à la question de l'armée après le mouvement des militaires démobilisés. « Ils font peur aujourd'hui; ils rappellent aux gens le nombre de coups d'Etat réalisés dans le passé par les FAD'H. Ils prouvent qu'ils n'écoutent personne. Au moins à deux reprises, le président de la République leur a demandé de rentrer chez eux », a rappelé le président.
Un peu partout à travers le pays, ces hommes armés circulent en toute quiétude dans des véhicules en bon état. Une dure réalité pour Michel Martelly. « Il n'y a pas une armée dans les rues. L'armée a été destituée depuis 15 ans à l'époque où on avait formé la police nationale. Aujourd'hui, ces messieurs sont dans les rues parce qu'ils savent que Michel Martelly était favorable à la mise en place d'une armée. Mais Michel Martelly président ne peut pas permettre que des gens qui se réclament de l'armée occupent des camps et demandent un état-major. Non. Au contraire, cela a beaucoup ralenti mon programme », a indiqué le chef de l'Etat.
| M. Martelly a souligné que la France avait déjà
promis 20 millions de dollars pour la mise sur pied d'une nouvelle force armée.
Une somme qui ne sera pas suffisante, mais qui constituera une avancée dans le
processus. « Aujourd'hui, je ne peux pas parler d'armée dans aucun pays. On me
demandera si c'est ce qu'on voit que je vais former. Le mouvement des militaires
démobilisés a saboté mon projet. Je vais continuer la lutte, mais il me prendra
plus de temps. Parce que je crois qu'il nous faut une nouvelle force armée et on
l'aura », a-t-il soutenu. Mais pour le moment, il faut attendre. Le président se concentre sur d'autres choses. « Je vais me concentrer pour le moment sur le renforcement de la police nationale. L'erreur des militaires démobilisés, c'est qu'ils ne réalisent pas qu'ils ne sont pas légaux, même si la Constitution reconnait l'existence de l'armée... » Au début de cette semaine, ces hommes et femmes qui se réclament des Forces Armées d'Haïti (FAD'H) ont entrepris une opération de ramassage de déchets solides, d'immondices en tout genre et de déblayage des voies obstruées par les alluvions. En outre, au cours de cette semaine, un convoi de militaires démobilisés a été bloqué par une patrouille de militaires uruguayens de la Minustah à l'entrée nord de la ville de Fort-Liberté, au moment où le chef de l'Etat, Joseph Michel Marthelly, s'apprêtait à participer à l'inauguration de l'école professionnelle et technique Don-Bosco. Venus de la ville frontalière de Ouanaminthe où ils se sont réunis depuis le mois de mars dernier, les ex-FAD'H, en tenue de campagne, voulaient rencontrer le numéro un haïtien pour lui demander, entre autres, la libération de deux des leurs, arrêtés dimanche soir à la capitale. Entre le chef de la PNH et le président tout va bien maintenant, selon Michel Martelly. Comme pour faire rire, il a indiqué sur un ton ironique que c'est lui qui a guéri la jambe de Mario Andrésol en lui rapportant de voyage une pommade contre les inflammations. « A un certain moment, la communication était difficile pour des raisons que j'ignore jusqu'à présent. L'idée, c'est d'avoir des résultats. Maintenant, nous nous parlons pratiquement tous les jours. Nous sommes d'accord sur tous les dossiers pour avancer », a-t-il dit. |
vendredi 11 mai 2012
Haïti/Politique/Énoncé de politique générale du gouvernement Martelly-Lamothe (mai 2012)
Voici le lien vers le document:
Haïti/Laurent Salvador Lamothe/ Énoncé de politique générale, 81 pages
Bonne lecture.
Haïti/Laurent Salvador Lamothe/ Énoncé de politique générale, 81 pages
Bonne lecture.
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