lundi 21 octobre 2013

Haïti et ses Constitutions (3): Constitution de 1806 pour limiter les pouvoirs d'Henri Christophe

Par Dr. Pierre Montès

Écrite après l'assassinat de l'empereur Jean-Jacques Dessalines, la constitution de 1806 [*] visait à limiter les pouvoirs du général Henri Christophe. Celui-ci refusa immédiatement la Présidence sous cette constitution. Il se retira dans le Nord, provoquant ainsi la scission de la nouvelle nation. Le général Alexandre Pétion, l'instigateur de cette constitution, fut alors bien obligé de présider l'Ouest et le Sud sous cette constitution qui, dans sa teneur, donnait tout le pouvoir au Sénat.
 
 
Voici ce que stipulent quelques articles de cette constitution de 1806.
 
 
Pouvoir Législatif
Article 40.-
Le pouvoir législatif réside dans un Sénat.

Article 41.-
Le Sénat est composé de vingt-quatre membres.

Article 42.-
Le Sénat a exclusivement le droit de fixer les dépenses publiques, d’établir les contributions publiques, d'en déterminer la nature, la quotité, la duré, le mode de perception; --de statuer sur l'administration; --d'ordonner, quand il le juge convenable, l'aliénation des domaines nationaux; -- d'établir des postes et des routes de poste; -- d'établir une règle uniforme pour la naturalisation; --de fixer la valeur, le poids et le type des monnaies; --d'établir l'étalon des poids et des mesures, qui seront uniformes pour toute la République; --de favoriser le progrès des sciences et des arts utiles, en assurant aux auteurs et aux inventeurs un droit exclusif à leurs écrits  et à leurs découvertes; --de les récompenser de la manière qu'il juge convenable; --de définir et de punir les pirateries commises en mer et les violations du droit des gens; --d'accorder des lettres de marque et de représailles; --de faire des règlements sur les prises; --de déclarer la guerre; --de former et d'entretenir l'armée; --de faire les lois et règlements sur la manière de l’organiser et de la gouverner; --de pourvoir à la sûreté et de repousser les invasions; de faire tout traité de paix, d’alliance et de commerce; --de nommer tous les fonctionnaires civils et militaires, les commissaires près les tribunaux exceptés, de déterminer leurs fonctions et le lieu de leur résidence; --de faire toutes les lois nécessaires pour maintenir l’exercice des pouvoirs définis et délégués par la Constitution; --en un mot d’exercer l’autorité législative exclusivement et dans tous les cas. 

Article 43.-
Les fonctions extérieures et tout ce qui peut les concerner appartiennent au Sénat. 

Article 44.-
Les Sénateurs, pour cette fois, seront nommés par l’Assemblée constituante d’Haïti.
Un tiers sera nommé pour trois ans, un tiers pour six ans et un tiers pour neuf ans. 
 
Pouvoir Exécutif
Article 103.-
Le pouvoir exécutif est délégué à un magistrat qui prend le titre de
Président d'Haïti.

Article 104.-
Le Président sera nommé pour cette fois par l'Assemblée Constituante.

Article 105.-
Le Président est nommé pour quatre années.

Article 106.-
À l'avenir le Président sera nommée par le Sénat à la majorité des suffrages, et exercera son office durant un terme de quatre années.

Article 107.-
Tout Président, avant d'entrer dans l'exercice de ses fonctions, prêtera le serment suivant:
Je jure de remplir fidèlement l'office de Président d'Haïti, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution.

Article 108.-
Si le Président n'a pas prêté le serment ci-dessus dans un délai de quinze jours, à compter du jour de son élection, il est censé avoir refusé; et le pouvoir législatif procédera à une nouvelle élection, comme le Sénat en pareil cas, procédera de la même manière.

Article 109.-
Le Président pourra être réélu tous les quatre ans en raison de sa bonne administration.

Article 110.-
Pour être Président il faut avoir atteint l'âge de trente-cinq ans.

Article 111.-
Tout autre Président que celui nommé par la présente Assemblée constituante, ne pourra être pris que parmi les citoyens qui ont été ou seront membres du Sénat ou secrétaires d'État.

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[*] haiti-reference.com/ Constitution de 1806  

dimanche 20 octobre 2013

Haïti et ses Constitutions (2): Constitution de 1805 pour Jean-Jacques Dessalines

Par Dr. Pierre Montès

La Constitution de 1805 [*] a été écrite pour Jean-Jacques Dessalines.
Voici ce que stipulent quelques articles.
Article 19:
Le gouvernement d'Haïti est confié à un premier magistrat qui prend le titre d'Empereur et Chef suprême.

Article 20:
Le peuple reconnaît pour Empereur et Chef suprême de l'armée Jacques Dessalines, le vengeur et libérateur de ses concitoyens; on le qualifie de Majesté ainsi que son auguste épouse l'Impératrice.

Article 21:
La personne de Leurs Majestés est sacrée et inviolable.

Article 23:
La couronne est élective et non héréditaire.

Article 26:
L'Empereur désigne son successeur et de la manière qu'il le juge convenable, soit avant, soit après sa mort.


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[*] haiti-reference.com/ Constitution de 1805  


samedi 19 octobre 2013

Haïti et ses Constitutions (1): Constitution de 1801 pour Toussaint Louverture

Par Dr. Pierre Montès

La Constitution de 1801 [*] a été écrite par et pour Toussaint Louverture.
Voici ce que stipulent quelques articles.

Article 27:
Les rênes administratives de la colonie sont confiées à un Gouverneur, qui correspond directement avec le gouvernement de la Métropole, pour tout ce qui est relatif aux intérêts de la colonie


Article 28:
La Constitution nomme Gouverneur le citoyen Toussaint Louverture, général en chef de l'armée de Saint-Domingue, et en considération des importants services que ce général a rendus à la colonie, dans les circonstances les plus critiques de la révolution, et sur le vœu des habitants reconnaissants, les rênes lui en sont confiées pendant le reste de sa glorieuse vie. 


Article 29:
À l'avenir chaque Gouverneur sera nommé pour cinq ans, et pourra être continué tous les cinq ans, en raison de sa bonne administration. 


Article 30:
Pour affermir la tranquillité que la colonie doit à la fermeté, à l'activité, au zèle infatigable et aux vertus rares du général Toussaint Louverture, et en signe de la confiance illimitée des habitants de Saint-Domingue, la Constitution attribue exclusivement à ce général le droit de choisir le citoyen qui, au malheureux événement de sa mort, devra immédiatement le remplacer. Ce choix sera secret ; il sera consigné dans un paquet cacheté qui ne pourra être ouvert que par l'Assemblée Centrale, en présence de tous les généraux de l'armée de Saint-Domingue en activité de service et des commandants en chef des départements.

Le général Toussaint Louverture prendra toutes les mesures de précautions nécessaires, pour faire connaître à l'Assemblée Centrale, le lieu du dépôt de cet important paquet. 


Article 31:
Le citoyen qui aura été choisi par le général Toussaint Louverture, pour prendre à sa mort les rênes du gouvernement, prêtera, entre les mains de l'Assemblée Centrale, le serment d'exécuter la Constitution de Saint-Domingue et de rester attaché au gouvernement français, et sera immédiatement installé dans ses fonctions: le tout en présence des généraux de l'armée en activité de service et les commandants en chef de départements, qui tous, individuellement et sans désemparer, prêteront entre les mains du nouveau gouverneur, le serment d'obéissance à ses ordres. 


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[*] haiti-reference.com/ Constitution de 1801

mercredi 16 octobre 2013

Haïti / Sénat: La loi électorale de 2008 fixe la date de départ de 10 sénateurs au deuxième lundi de janvier 2014.


Par Dr. Pierre Montès

 
 
L'article 231 de la loi électorale de 2008 (*) votée sous la présidence de René Préval, est ainsi libellé:

« Article 231.- En application de l'article 85 de la présente Loi, les Sénateurs élus à la plus prochaine compétition électorale pour remplacer le tiers (1/3) du Sénat reste en fonction jusqu'au deuxième lundi de janvier 2014. » (**)
Dix (10) sénateurs ont été élus en 2009 sous la loi électorale de 2008. Leur mandat prendra donc fin le 2e lundi de janvier 2014.
 
Voici la liste de ces dix Sénateurs:
  1. Simon Dieuseul DESRAS (Centre, Lavni, actuel Président du Sénat)
  2. Pierre Franky EXIUS (Sud, Lespwa)
  3. Mélius HYPPOLITE (Nord-Ouest, OPL)
  4. Jean Willy JEAN-BAPTISTE (Artibonite, AAA)
  5. Jean William JEANTY (Nippes, Konba)
  6. Joseph Joël JOHN (Ouest, Lespwa)
  7. Wencesclas LAMBERT (Sud-Est, Lespwa)
  8. Jean-Charles MOÏSE (Nord, Lespwa)
  9. Lucien Derax PIERRE-LOUIS (Nord-Est, Lespwa)
  10. Jean-Maxime ROUMER (Grande-Anse, Lespwa)
 
Ces sénateurs le savaient très bien depuis 2008-2009. Mais aujourd'hui, ils veulent partir en 2015, et ce faisant, enfreindre la loi électorale de 2008 sous laquelle ils ont été élus. Les sénateurs les plus farouchement opposés au Président Michel Martelly sont Simon Dieuseul Desras et Jean-Charles Moïse (cités dans la liste ci-dessus); à ces deux noms il faut ajouter ceux des sénateurs François Anick JOSEPH (Artibonite, Alternative) et Steven Irvenson BENOÎT (Ouest, Alternative), deux des dix autres sénateurs dont le mandat prendra fin en 2017.

 Suggestion:

Ces dix sénateurs dont le mandat prendra fin en janvier 2014  pourraient choisir de démissionner dès maintenant (octobre 2013) et pourraient décider de se porter candidats à nouveau aux prochaines élections sénatoriales qui auront lieu à la fin de 2013 ou au début de 2014.
Ce serait une façon élégante de dénouer la crise qu'ils ont eux-mêmes créée.
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(*) Le lien suivant conduit au fichier pdf contenant la loi en question:

http://minustah.org/pdfs/presse/Loi2008.pdf

(**) Coquille: il est évident que le législateur a voulu écrire ici «restent» au lieu de «reste».

dimanche 6 octobre 2013

Quand la Cour constitutionnelle dominicaine retire leur nationalité aux descendants d’Haïtiens

Par Stefanie Schüler

Source: rfi.fr , 4 octobre 2013,23h42 - Dernière modification: 5 octobre 2013 0h06     


Manifestation de descendants d'Haïtiens à Saint-Domingue, devant le Parlement, le 12 juin 2013.
Manifestation de descendants d'Haïtiens à Saint-Domingue, devant le Parlement, le 12 juin 2013.
AFP PHOTO/Erika SANTELICES

 
 

Une sentence de la Cour constitutionnelle de la République dominicaine a provoqué une vague d’indignation. La plus haute instance juridique du pays a décidé de retirer la nationalité à des centaines de milliers d’enfants et petits-enfants d’immigrés nés sur le sol dominicain. Ce jugement concerne notamment plus de 250 000 descendants d’Haïtiens, qui deviennent ainsi apatrides.

Sur l’île d’Hispaniola, que se partagent la République dominicaine et Haïti, l’annonce a eu l’effet d’une bombe : le 26 septembre 2013, la Cour constitutionnelle de Saint-Domingue a décidé que « les enfants nés dans le pays de parents étrangers en transit n'ont pas la nationalité dominicaine ».
 
Jusqu'à la Constitution de 2010, le droit du sol était en vigueur en République dominicaine. Tous les enfants nés sur le sol dominicain avant 2010 avaient droit à la nationalité. Un droit auquel la Cour constitutionnelle a mis un terme avec sa dernière sentence, puisqu’elle s’applique de manière rétroactive : toute personne née depuis 1929 en République dominicaine de parents ou grands-parents immigrés devient de facto apatride.
 
Cette décision a de lourdes conséquences pour des centaines de milliers de Dominicains d’origine étrangère, dont plus de 250 000 enfants et petits-enfants d’Haïtiens. Pour de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, la sentence viole le principe de non-rétroactivité de la loi d’une part, et « des textes internationaux relatifs aux droits à la nationalité » d’autre part, explique Bidry Dorsainvil, juriste haïtien et président de l’ONG Amiti.
 
« Ces Dominicains de descendance haïtienne. n'ont aucun lien, aucune attache avec Haïti et ne parlent pour la plupart même pas le créole », commente Bidry Dorsainvil. Mais même s’ils voulaient se retourner vers le pays de leurs ancêtres, ils se trouveraient devant des portes closes. Car « la Constitution de la République d’Haïti ne reconnait pas le principe de la double nationalité. Dès qu’un Haïtien accepte la nationalité d’un autre pays, il perd la nationalité haïtienne. »
 
 
« Des gens invisibles », une situation mal connue du grand public
 
La décision de la Cour dominicaine a provoqué une vague d'indignation. En signe de protestation, Haïti a rappelé son ambassadeur accrédité à Saint-Domingue. Les Nations unies se disent aussi « extrêmement préoccupées » par le sort de ces nouveaux apatrides.
 
« Leur situation reste mal connue du grand public, puisque ce sont des gens invisibles, sans statut légal, sans droits, sans accès aux services de base, tels que la santé, l’éducation ou le logement », déplore Cécile Pouilly, porte-parole du Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l'homme.
 
Face à la vague de contestation provoquée par la sentence de la Cour constitutionnelle, les autorités dominicaines se veulent rassurantes. « L’Etat dominicain n’interdit à personne l’accès à la nationalité dominicaine », a déclaré le chef de la commission électorale, Roberto Rosario, chargé d’établir une liste avec les noms des Dominicains qui perdront leur nationalité. « L'Etat dominicain dit que le processus pour obtenir la nationalité se fait par le biais d'un plan de régularisation. »
Les organisations de défense des droits de l'homme soulignent qu'une procédure de régularisation existe d'ores et déjà en République dominicaine, mais que les autorités l'appliquent de manière arbitraire. Pour de nombreux analystes, la décision de la Cour dominicaine n'est qu'une nouvelle escalade dans une vaste campagne nationaliste dans le pays.
 
 
Une « longue histoire de discrimination raciale »
 
« Cette campagne nationaliste dans laquelle s'est lancé le gouvernement depuis au moins une dizaine d'années se situe dans une longue histoire de discrimination raciale à l'encontre des descendants d'Haïtiens », constate Wade McMullen, un avocat au Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights, qui a défendu de nombreux Dominicains d’origine haïtienne.
 
« Les sentiments xénophobes sont importants en République dominicaine. Et le gouvernement essaye d'utiliser la force de la loi, maintenant qu'il est soutenu par une décision de la plus haute cour du pays, pour donner un air de légitimité à ce qui n'est rien d'autre que de la xénophobie et de la discrimination raciale. »
 
Depuis le début du XXe siècle, la migration haïtienne fournit une main-d’œuvre précieuse pour la République dominicaine, notamment dans les plantations sucrières du pays, mais aussi dans le secteur du bâtiment. La majorité de ces travailleurs migrants haïtiens, quelques 450 000 selon un dernier recensement, se trouvent en situation clandestine.
 
Les descendants d’Haïtiens nés sur le sol dominicain sont plus de 250 000. Au point de vue légal, ils se trouvaient jusqu’à présent en situation régulière en République dominicaine. Depuis le 26 septembre 2013, ils sont de facto apatrides. Des recours devant les instances internationales contre cette décision sont actuellement à l’étude, comme devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme.
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► (RÉ)ÉCOUTER SUR RFI : Haïti et Saint-Domingue, les sans-papiers

 

mercredi 25 septembre 2013

Haïti/ L'interprétation des deux votes pris au Sénat le 24 septembre 2013

Par Dr. Pierre Montès
Dernière mise à jour: 26 septembre 2013

L'ex-Sénateur Youri Latortue a raison quand il invoque l'article 117 de la Constitution de 1987 pour conclure que le Sénat a erré au cours de la séance du 24 septembre 2013.

Article 117: «Tous les actes du Corps législatif doivent être pris à la majorité des membres présents, excepté s'il en est autrement prévu par la présente Constitution.»

Rappelons ici la définition de la majorité:
  1. la majorité absolue: c'est la moitié des suffrages exprimés plus un;
  2. la majorité simple ou majorité relative : c'est le nombre des suffrages qui est supérieur aux autres (et donc supérieur aux abstentions aussi) et qui n’atteint pas nécessairement la moitié des suffrages exprimés;
  3. la majorité qualifiée: c'est la proportion de suffrages supérieure à la majorité absolue (par ex. 2/3 des voix).

A) Vote sur l'adoption ou non du rapport relié à la requête de mise en accusation du Chef de l'État suite aux événements hypothétiques précédant le décès du juge Jean Serge Joseph.-

Nombre de sénateurs présents (incluant le Président qui ne vote pas, sauf en cas d'égalité des votes): 17 sénateurs.

Majorité selon l'article 117 de la Constitution: 16/2 + 1 = 9

Nombre de votes pour: 7
Nombre de votes contre: 0
Nombre d'abstentions: 9

Interprétation: C'est le nombre d'abstentions qui obtient la majorité absolue des voix exprimées. Le rapport ne devrait pas être accepté car le nombre de voix pour, bien qu'il soit supérieur au nombre de voix contre, est inférieur à la moitié des membres présents comme l'exige l'article 117 de la Constitution. Le rapport ne devrait pas être rejeté non plus car le nombre de votes contre est inférieur à la moitié des membres présents.

Mais le Président du Sénat a conclu en assemblée que le rapport est adopté (7 pour 0 contre).


B) Vote sur l'adoption ou non de la loi sur le budget 2013-2014.-

Nombre de sénateurs présents (incluant le Président qui a voté): 17 sénateurs.

Majorité selon l'article 117 de la Constitution: 17/2 + 1 = 9

Nombre de votes pour: 6
Nombre de votes contre: 7
Nombre d'abstentions: 4

Interprétation: Le nombre de votes Contre obtient la majorité relative seulement. Il est inférieur à la moitié des membres présents. Ce vote ne suffit pas pour rejeter le budget selon l'article 117. Mais le nombre de votes Pour ne suffit pas non plus pour accepter le budget selon l'article 117. Le budget doit donc être renvoyé à l'Exécutif pour les suites nécessaires (par exemple: pour correction par l'Exécutif et pour re-soumission au Parlement).

Mais le Président du Sénat a conclu en assemblée que le budget est rejeté (7 contre 6).

vendredi 20 septembre 2013

Haïti/ Entrevue de Madame Michèle Montas à RTVC

Par Dr. Pierre Montès



 
Source photo: wehaitians.com et http://www.grioo.com/info8824.html



Madame Michèle Montas a l'intime conviction que Dr. Jean-Bertrand Aristide connaît l'assassin de l'agronome-journaliste Jean L. Dominique.

Voici le lien vers l'excellente entrevue qu'elle a accordée récemment aux journalistes de la RTVC:

RTVC/ entrevue Michèle Montas, durée: 1 heure 22 minutes; mise en ligne le 9 septembre 2013.