vendredi 4 février 2011

Haïti : une femme en lice pour la présidence

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NDCDP-Politique.- Mirlande Manigat, candidate du RDNP, la probable future présidente d'Haïti.
La devise de son parti est: «La tête froide, le coeur chaud, les mains propres
Contrairement à l'opinion émise dans l'article ci-dessous, il n'y a aucun doute en Haïti: Mirlande Manigat, en allant au second tour, part avec une grande longueur d'avance sur son rival, Michel Martelly. En effet, elle a toujours été premiere dans les sondages. De plus elle a été classée première au premier tour des présidentielles (31%), suivie de Michel Martelly (22%), malgré les fraudes massives et flagrantes des militants du parti INITÉ le 28 novembre 2010 en faveur du candidat Jude Célestin.
Photo: Thony Bélizaire, février 2011


Source: leparisien.fr et AFP, 4 février 2011

Haïti aura t-il bientôt une femme à sa tête ? C'est un scénario probable puisque Mirlande Manigat, 70 ans, figure parmi les deux candidats qui vont s'affronter au second tour de la présidentielle haïtienne. Jeudi, le candidat du pouvoir Jude Célestin a été exclu du second tour mettant fin à deux mois de crise politique née de la contestation des résultats du premier tour du 28 novembre dernier.

Mirlande Manigat affrontera donc Michel Martelly le 20 mars prochain. Ce dernier, star de la musique haïtienne, est le fils d'un cadre du secteur pétrolier. Ancien étudiant aux Etats-Unis, il est connu pour ses excès sur scène et ses virulentes invectives politiques. Par contraste, avec ses lunettes et sa voix douce, Mirlande Manigat, grande dévoreuse de romans d'Agatha Christie, a vécu 13 ans en France et appartient à l'élite haïtienne.

Intellectuelle diplômée de la Sorbonne et de Science-Po, Mirlande Manigat serait la première femme élue à la tête du pays. Elle promet de rompre avec la corruption et de réformer le système éducatif. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés au droit constitutionnel, elle n'a pas une grande expérience du combat politique. Jusqu'à la campagne des derniers mois, elle avait toujours vécu dans l'ombre de son mari, Leslie Manigat, au pouvoir quelques mois en 1988, se consacrant à l'enseignement pour devenir vice-rectrice d'une université privée en Haïti.

« Sweet Micky » veut « changer la face d'Haïti »

La lourde tâche de reconstruire le pays le plus pauvre des Amériques, après le violent séisme du 12 janvier 2010, pourrait cependant revenir à Michel Martelly, 49 ans, alias «Sweet Micky». Bien que critiqué en raison de liens qu'ils entretiendrait avec Jean-Claude Duvalier (ancien dictateur haïtien revenu au pays le mois dernier), le chanteur au crâne rasé incarne le changement et peut être considéré comme le favori.

«Je pense que les jeunes vont voter pour Martelly, en particulier ceux qui sont au chômage et qui vivent dans les zones urbaines», explique Robert Fatton, politologue, professeur haïtien à l'université de Virginie (est des Etats-Unis). «Il a l'avantage de pouvoir mobiliser cette frange de la population mieux que tout autre candidat. En ce moment, il a le vent en poupe».

«Mon objectif est d'avoir la possibilité de changer la face d'Haïti. Les gens me voient comme la lumière au fond du tunnel», avait assuré «Sweet Micky» le mois dernier, sans toutefois décrire concrètement les changements qu'il promet d'apporter.

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